RDC: les médecins grévistes assurent un service minimum dans les structures médicales à Lubumbashi (SYNAMED)
La grève lancée lundi 12 juillet par les médecins des hôpitaux publics de toute la République Démocratique du Congo se poursuit, malgré les négociations entamées par les différents syndicats nationaux et le gouvernement de la capitale Kinshasa.
A Lubumbashi, c’est un service minimum qui est organisé en cette période de grève des médecins dans les structures sanitaires, pour assurer la continuité des soins des patients hospitalisés, a rassuré dans un média local le Dr Lambert Baledi, secrétaire provincial du SYNAMED.
« Il appartient aux syndicats de suspendre la grève ou de maintenir ce mouvement. En cas d’issue favorable aux revendications », a-t-il dit. « Si elle n’est pas favorable aux médecins, nous allons la radicaliser. C’est-à-dire que nous allons fermer les hôpitaux et envoyer les malades hospitalisés dans les structures privées« , a déclaré le Dr Lambert Baleyi.
Pour ce secrétaire provincial du SYNAMED, à ce jour, rien n’avance par rapport aux engagements pris par le gouvernement, sur l’alignement de la prime de risque des médecins sur l’étendue de la RDC, estimant qu’il y a plus de 8 mille médecins assurant des années et des années sans primes ou salaire.
« En dehors de cette situation, nous avons connu des cas des médecins qui ont travaillé pendant des années sans numéro d’enregistrement ni primes de risque. Il y a aussi des médecins qui ont avancé en grade, mais qui sont payés comme des nouvelles recrues. Or, il est dit qu’après 3 ans, un médecin doit monter en grade, ce qui n’est pas respecté« , a-t-il déclaré.
Il faut noter que le service minimum de 10 jours, demandé par le Syndicat national des médecins, entre dans son quatrième jour depuis le début de la grève des médecins, en attendant les résolutions des négociations à Kinshasa.
Par la Rédaction