Kolwezi : 16 camions interceptés avec des minerais concentrés, MPC rejette les accusations du gouvernement provincial du Lualaba
Un nouveau développement dans l’affaire de l’interception de 16 camions de minerais concentrés par les services de sécurité du Lualaba. Le déclarant en douane de la société minière Mining Process Congo (MPC) rejette les allégations du gouvernement provincial du Lualaba, par le biais du ministre provincial de l’Intérieur, selon lesquelles les « 16 camions de minéraux interceptés étaient prêts à quitter la ville de Kolwezi sans documents valides ».
Le 25 novembre, 16 camions de minerais ont été interceptés par les services de sécurité, tentant de quitter frauduleusement la province du Lualaba. Très vite, la gouverneure intérimaire, Fifi Masuka Saini, a dépêché une délégation avec son ministre provincial de l’Intérieur, Déodat Kapenda, qui a déclaré aux journalistes que « les 16 camions interceptés voulaient quitter la ville sans document valable », ce que la société Mining Process Congo (MPC) dément.
Selon le représentant des douanes de la société, il voit une main politique suspecte derrière la soit disante affaire de l’interception des camions. Gustave Asumani dit disposer de tous les documents nécessaires à l’exploitation industrielle et à l’exportation des concentrés de cuivre et de cobalt par MPC.
Parmi ces documents, la copie de l’autorisation d’exportation des minerais, signée par l’actuel ministre national des Mines, Antoine N’Samba Kalambay. Mais aussi la lettre d’autorisation pour la sortie de ces 16 camions de minerais interceptés.
Par ailleurs, Gustave Assumani dément également les affirmations selon lesquelles les camions interceptés avec des minerais concentrés se trouvaient au bord de la route principale. « Ceci est faux, les véhicules se trouvaient encore sur le parking des poids lourds » clame Assumani.
Gustave Assumani dit ne pas comprendre jusqu’à ce jour les raisons de l’interception de ces 16 camions de minerais par le gouvernement provincial du Lualaba. Pour l’heure, la justice est appelée à se prononcer sur cette affaire qui fait couler beaucoup d’encre dans la capitale mondiale du cobalt.
Adrien AMBANENGO