La crise alimentaire qui frappe actuellement la ville de Goma et crée un régime alimentaire plutôt étrange et renforce celui qui, jadis était considéré comme accessoire dans les habitudes des habitants de cette ville, située dans la partie Est de la RD Congo.
La cause reste l’asphyxie de cette ville à cause de la guerre qui persiste dans les grands centres agricoles de la province du Nord-Kivu, à côté de la saison sèche qui a été plus longue les trois (03) derniers mois de cette année en cours.
Les peaux des vaches et chèvres ainsi que des parties jadis négligées de ces bêtes, deviennent petit à petit des plats par excellence de plusieurs ménages de la ville pourvu qu’ils nourrissent leurs enfants en quantité et non en qualité.
Face à la rareté des certaines légumes, des tubercules ou encore des haricots, ces peaux sont préparées de toute façon qui puissent exister, voire les assaisonner pour faire des sauces plus concentrées alors qu’elles étaient utilisées pour les sombres (feuilles de manioc moulues ou pillées) pour les conférer un arôme de la viande.
Jean-Louis, un jeune qui a fait de la vente de ces peaux des vaches son activité principale explique que depuis que la province est en guerre il est difficile pour plusieurs familles d’accéder à la viande qui se vend actuellement à dix mille (10.000) Francs Congolais le kilogramme alors que peu avant ce fléau le kilo se négociait entre sept (7) et huit (8) mille Francs Congolais.
Ce qui, selon lui pousse nombreuses personnes à recourir à ses peaux de bêtes suite à son prix et sa quantité abordable.
« Depuis que nous sommes en guerre, il n’y a pas la circulation de l’argent et certains produits sont devenus rares sur le marché. Ce qui m’a motivé à essayer ces business. Les gens, même ceux qui ont une très bonne parure achètent en grande quantité ces produits », souligne-t-il.
Par ailleurs, selon les spécialistes en nutrition, ce régime alimentaire devenu habituel dans nombreuses familles risque de plonger plusieurs familles dans une très grande malnutrition surtout avec cette insécurité alimentaire qui menace davantage dans cette ville qui, jadis avait la vie la plus facile de la RDC.
Ils demandent aux autorités Congolaises de s’imprégner de cette situation avant que cela ne devienne chronique et constituer un danger public.
Diddy MASTAKI, Goma