Dr J. Peter Pham, ancien envoyé spécial des États-Unis pour le Sahel et la région des Grands Lacs, a réagi à l’annonce du nouveau mouvement associé à l’ancien président congolais Joseph Kabila.
Dans un message publié sur X, il estime que la création de cette structure vise à prendre le contrôle de l’insurrection du M23 dans l’Est de la RDC. Il considère également cette initiative comme un élément confirmant, selon lui, le bien-fondé des sanctions américaines imposées à Joseph Kabila plus tôt en 2026 pour son soutien présumé aux rebelles.
Les États-Unis ont imposé des sanctions à l'encontre de l'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila. Washington accuse Joseph Kabila de contribuer à la déstabilisation de l'est de la RDC et de menacer la paix en apportant son soutien au groupe rebelle M23 ainsi qu'à son bras politique, l'Alliance Fleuve Congo (AFC). Les autorités Américaines ont également pointé du doigt son rôle dans des tentatives d'encourager la défection de soldats au sein des forces armées Congolaises (FARDC).
C’est ainsi qu’il est strictement interdit aux citoyens et aux entreprises américaines (ainsi qu'aux institutions financières internationales ayant des activités aux États-Unis) d'effectuer des transactions financières ou commerciales avec lui.
Cette décision Américaine s'inscrit dans un climat de crise sécuritaire aiguë dans l'Est de la RDC. Elle intervient également après que la justice congolaise a prononcé, en septembre 2025, une condamnation à mort par contumace à l'encontre de l'ancien président pour complicité avec le M23, crimes de guerre et crimes contre l'humanité (des accusations que Joseph Kabila et ses proches ont rejetées, les qualifiant de poursuites politiques).
Du côté de Kinshasa, le gouvernement Congolais a publiquement salué cette décision des États-Unis d’Amérique, qualifiant l'ancien chef de l'État d'architecte de la déstabilisation de la région.
DM Ngovoka