Joseph Kabila, un Néron noir incendiaire jouant de la lyre sur le sang des congolais versé par son M23 ? Même si l’histoire était frappée d’Alzheimer, la mémoire collective congolaise ne servira jamais d’instrument de blanchisserie pour un ancien Président devenu rebelle.
Que les talents dialectiques ne sont pas sans danger pour les gens qui manquent de formation philosophique. Le discours expérimental et contradictoire en lui-même, tenu par l’ancien président tyran et fondateur du M23 en est une illustration. En effet, le cynisme de ce traitre à la patrie, son attachement fidèle au Rwanda qui occupe nos terres et son opiniâtreté à blanchir ses multiples crimes d’Etat prouvent, à suffisance, que l’individu, à qui la RDC a tout donné, n’a fait aucun progrès dans la morale et dans le bien depuis qu’il a quitté le pouvoir.
Pourquoi donc, nous autres (Union Sacrée y compris) ne nous exerçons-nous pas, soit isolément, soit avec d’autres, en ce puritanisme ou en ce rigorisme citoyen qui nous oblige d’éviter toute comparaison entre la gestion lumineuse de Tshisekedi ces 8 dernières années et la gouvernance ténébreuse des 18 ans de Kabila ? Pourquoi avons-nous autant de facilité à comparer le jour et la nuit, la lumière et les ténèbres ? Est-il permis de comparer les petites choses aux grandes ou le tyran sanguinaire à un paisible citoyen qui s’est forgé, depuis plusieurs décennies, dans un état d’esprit social-démocrate et social-progressiste auprès du Sphinx de Limete ? Avons-nous l’intention de comparer un Tshisekedi, croyant foncièrement en la démocratie et en la souveraineté nationale, à un Kabila dont l’unique passion se trouve être l’accession au pouvoir par les armes et par le sang ?
Parce que nous avons la science qu’il faut pour juger si l’on bâtit correctement les analyses politiques et les raisonnements, nous estimons qu’il est hors de question de se lancer dans cette démarche comparative improductive. L’obligation morale de concilier la grandeur d’âme et la vigilance attentive s’impose, au risque de blanchir publiquement le traître à la Nation qu’est Joseph Kabila. Mais comment concilier la grandeur d’âme et la vigilance attentive face au débordement discursif cynique d’un buveur de sang, fossoyeur de la démocratie, commanditaire des meurtres et assassinats tout au long de ses 18 ans de règne ? Comment rester serein en écoutant le patron véritable du M23, M. Joseph Kabila, source des crimes graves contre la paix et la sécurité de l’humanité à l’Est de notre pays se disculper pour accuser faussement le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi ? Sommes-nous entrain d’avancer vers la blanchisserie totale du Rwanda quant aux crimes par lui commandités depuis 30 ans au Congo ?
Joseph Kabila, un sanguinaire et un tyran paranoïaque, durant 18 ans de son règne, vient fustiger une prétendue « dictature thsisekediste » ; Kabila, un fossoyeur des droits et des libertés, ayant même commandité les assassinats et arrestations des journalistes et d’opposants, prétend aujourd’hui dénoncer « la répression d’opposants et des journalistes » sous Tshisekedi ; Kabila, l’homme qui a bradé nos minerais critiques à la Chine à travers un contrat léonin du siècle en la matière, se donne le luxe de fustiger « des contrats gagnants-gagnants » conclus sous Tshisekedi ; Kabila, un homme enrichi brutalement, illicitement et sans cause par les richesses du Congo, prétend condamner l’enrichissement de Tshisekedi ; Kabila, l’homme qui a fait infiltré et désintégrer nos armées en complicité avec le Rwanda à travers ses brassages multiples et éliminations des officiers EX-FAZ, sans honte, chante tout haut avoir laissé une armée républicaine et forte.
Sénateur Gentiny Ngobila Mbaka, Président national de l'ACP