Un corps sans vie d'un jeune homme a été retrouvé flottant sur les eaux du lac Kivu dimanche matin au port Bisengimana, à la limite des quartiers Katindo et Les Volcans, dans la commune de Goma.
Selon des sources locales, la victime, dont l'identité n'était pas encore connue au moment de la découverte du corps, est morte dans des circonstances non encore élucidées. Son corps a été avant repêché par des riverains.
Cette découverte macabre n'est pas un cas isolé. Ces dernières semaines, plusieurs corps sans vie ont été retrouvés dans différents quartiers de la ville de Goma, témoignant de la persistance de l'insécurité et de la flambée des violences dans cette zone contrôlée par les rebelles du M23 soutenus par l'armée rwandaise.
Dans le chef de la population, règnent désormais la peur et l'incertitude. Les habitants disent vivre dans la psychose, entre assassinats ciblés, enlèvements et découvertes de corps, sans que les auteurs ne soient interpellés.
Face à cette situation, les organisations de défense des droits humains exigent aux parties en conflit d'assurer la protection des populations civiles, conformément aux engagements pris et au droit international humanitaire.
Elles appellent également le Gouvernement congolais et ses partenaires à travailler sans relâche à la restauration de l'autorité de l'État dans les zones touchées, afin de sauver des vies et mettre fin à l'insécurité grandissante.
"La protection des civils est une obligation. Nous ne pouvons pas continuer à compter des morts chaque jour à Goma", a déclaré Jules Ngeleza, Président de la Jeunesse de la Commune de Goma et Défenseur des droits humains.
La Rédaction