La situation est tendue le matin de ce lundi 12 octobre dans tout le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Une paralysie totale est observée à Baraka et dans les environs.
Marchés fermés, boutiques et magasins non ouverts, circulation routière à l'arrêt, écoles restées portes closes. Les élèves ont été renvoyés à la maison. C'est une journée « ville morte » décrétée par la population.
À l'origine de cette colère, la coupure prolongée des réseaux de télécommunications.
Depuis plusieurs jours, les habitants de Fizi vivent coupés du reste du monde. Pas d'appels, pas de Mobile Money, pas d'internet. Une situation qui bloque l'économie locale, les activités humanitaires et même les urgences sanitaires.
Descendue massivement dans la rue, la population réclame le rétablissement immédiat et sans condition de tous les réseaux téléphoniques.
« Cette mobilisation traduit le ras-le-bol des habitants qui exigent le retour des réseaux pour reprendre leurs activités quotidiennes », expliquent les organisateurs.
L'appel à cette journée « ville morte » a été lancé par les Bureaux de la société civile de Baraka-Fizi, à travers leurs coordinations.
Les manifestants affirment qu'ils ne lèveront le mouvement que lorsque le signal sera rétabli. Ils appellent les autorités compétentes et les maisons de télécommunications (Vodacom, Airtel, Orange) à agir en urgence.
La situation reste calme mais très tendue à Baraka ce matin. Les services de sécurité sont visibles aux principaux carrefours pour encadrer la manifestation pacifique, mais tout peut basculer, car d'après certains sources, la tension monte depuis le marché JTM, lieu de départ de ladite manifestation pacifique, les services de sécurité font l'impossible pour étouffer les manifestants, mais sans succès.
David Aluta