L'indignation monte au sein des défenseurs des droits humains ayant fui les zones occupées par l'AFC/M23. Dans une déclaration rendue publique mercredi 21 octobre, le Collectif des Défenseurs des Droits Humains (DDH) en déplacement forcé à Kinshasa, Beni, Butembo, Ituri, Uganda, Burundi et Tanzanie, interpelle directement le Ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba Kabuya.
Au cœur de la contestation : un montant de 4 millions de dollars américains qui aurait été évoqué pour soutenir les défenseurs contraints à l'exil.
« Monsieur le Ministre, où sont passés les 4 millions USD évoqués pour soutenir les défenseurs des droits humains contraints de fuir les zones occupées par l'AFC/M23 ? », s'interroge le Collectif.
Les défenseurs dénoncent une précarité indescriptible dans laquelle ils vivent, que ce soit à Kinshasa, Beni, Butembo, en Ituri ou dans les pays voisins comme l'Ouganda, le Burundi et la Tanzanie.
« Comment pouvez-vous laisser dans la souffrance ceux qui ont risqué leur vie pour défendre les droits fondamentaux de nos compatriotes ? Les défenseurs déplacés sont-ils abandonnés par leur propre pays ? », poursuit le communiqué.
Le Collectif rappelle qu'il n'y a pas de droits humains sans défenseurs des droits humains et exige une transparence totale sur la destination réelle de ces fonds et pourquoi les bénéficiaires attendent toujours une assistance effective.
Face à ce qu'ils qualifient d' « abandon », les DDH en déplacement en appellent à la responsabilité des députés nationaux élus du Nord-Kivu pour qu'ils se saisissent du dossier.
Ils demandent l'initiation d'une question orale avec débat contre le Ministre des Droits Humains à l'Assemblée Nationale, afin de faire toute la lumière sur l'utilisation et la destination des fonds débloqués par le Gouvernement pour l'assistance aux DDH en déplacement forcé suite à la guerre d'agression.
Rédaction