Les États-Unis ont condamné la frappe de drone survenue mercredi à Goma, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, qui a causé la mort d’un travailleur des Nations-Unies et d’au moins deux civils.
Dans une déclaration officielle, Washington a exprimé sa profonde inquiétude face à l’escalade des violences dans la région et aux conséquences humanitaires du conflit en cours dans l’Est du pays.
« La frappe de drone à Goma aujourd’hui a tué un travailleur de l’ONU et au moins deux civils, ajoutant à la tragique perte de vies qui continue d’affecter d’innombrables civils dans l’est de la RDC. Nous présentons nos plus sincères condoléances à leurs familles et collègues et exhortons toutes les parties à défendre la protection du personnel humanitaire de l’ONU. Les attaques dans les zones civiles sont inacceptables. Les États-Unis s’attendent à ce que toutes les parties au conflit respectent leurs engagements », indique la déclaration.
Les autorités Américaines ont insisté sur la nécessité de protéger les travailleurs humanitaires et les populations civiles, dans un contexte de combats persistants entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23).
La frappe s’est produite dans un climat de tensions accrues autour de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, alors que les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles se poursuivent dans plusieurs territoires voisins.
Plusieurs organisations humanitaires opérant dans l’Est de la RDC ont déjà fait part de leurs inquiétudes face aux risques croissants pour les travailleurs humanitaires et les civils, appelant toutes les parties au conflit à respecter strictement le droit international humanitaire.
Les circonstances exactes de l’attaque et l’origine du drone restent pour l’heure au cœur d’investigations en cours menées par les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux.
Diddy Mastaki