Face à situation sécuritaire que traverse la ville d'Uvira après le refus du Général de Brigade Olivier Gasita nommé comme chargé des renseignements et opérations la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) exprime sa profonde indignation et sa solidarité avec la population de cette entité, dans le Sud-Kivu, meurtrie une fois de plus par des violences inacceptables.
Pour la Nouvelle Société Civile Congolaise, les récents événements qui commencent à coûter la vie aux compatriotes sont la conséquence directe d'une crise de confiance profonde entre la population et le commandement militaire local.
Par ailleurs, la NSCC rappelle que la mission constitutionnelle de l'armée est de protéger les citoyens et non de se retourner contre eux. Pourtant, la présence du Général Gasita à Uvira, déjà largement contestée par les communautés locales, est devenue un facteur permanent de tension et de confrontation. La cohabitation avec la population d'Uvira n'est plus possible.
« Nous posons une question de conscience au Gouvernement central : combien de morts faudra-t-il encore pour comprendre l'urgence de retirer le Général Gasita de ses fonctions à Uvira ? Laisser perdurer une telle situation revient à cautionner des abus, fragiliser la paix et nourrir un cycle de violence intolérable », lit-on dans le communiqué de cette structure citoyenne.
Cependant, la NSCC appelle solennellement :
1. Le Président de la République, Chef de l'État et Commandant suprême des FARDC, à ordonner sans délai le retrait du Général Gasita d'Uvira ;
2. Le Gouvernement et le Haut commandement militaire à ouvrir une enquête impartiale sur les violences commises à Uvira et à sanctionner leurs auteurs ;
3. La société civile, les confessions religieuses et toutes les forces vives du Sud-Kivu à maintenir la vigilance citoyenne face à ces dérives.
Uvira reste secouée jusqu'à présent par une série de journées « ville morte », des blessés par armes et des morts sont signalés lors de la manifestation du lundi 08 Septembre 2025.
Rédaction