L’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) s’insurge contre la décision du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), qui interdit aux médias de diffuser les activités de l’ancien Président Joseph Kabila et du PPRD. Une mesure annoncée par le président du CSAC, Christian Bosembe, et aussitôt dénoncée par l’UNPC comme une atteinte grave à la liberté de la presse.
Pour Mariame Yav, deuxième Vice-Présidente de l’UNPC, cette décision viole de manière flagrante le code de déontologie des journalistes Congolais.
« Notre métier est encadré par un code clair. Les articles 1 et 12 nous confèrent le droit et le devoir de traiter l’information, d’enquêter, de couvrir les faits, y compris ceux impliquant des personnalités politiques. Ce que fait le CSAC est une dérive. C’est tout simplement une censure politique », a-t-elle déclaré.
L’UNPC appelle donc le Président Félix Tshisekedi à intervenir pour rétablir l’ordre au sein du CSAC et à rappeler à Christian Bosembe la mission républicaine de l’institution qu’il dirige.
« Une institution de régulation n’est pas une machine au service d’un camp politique. Elle doit garantir l’équité et la liberté d’expression pour tous », a insisté Mariame Yav, qui accuse Bosembe de confondre fonction publique et militantisme.
Cette vive réaction de l’UNPC relance le débat sur l’indépendance des médias et sur la responsabilité des institutions dans la préservation de l’espace démocratique en RDC. Alors que le pays entre dans une phase politique sensible, la vigilance autour de la liberté de la presse semble plus que jamais nécessaire.
Gloiredo Ngise