Quelques semaines après la motion d'information de l'honorable Basoshi Lubwe Théophile, élu de Fizi sur la crise qui sévit dans les territoires des Fizi, Uvira et Mwenga, dans la province du Sud-Kivu où l'on signale des violations graves des droits de I'homme perpétrées par les hommes armés et voire en uniforme militaire, le président de l'Assemblée Nationale vient de saisir la première Ministre Congolaise afin de trouver une réponse immediate face à ce fléau que traverse les populations de ses entités du Sud-Kivu.
Dans sa motion d'information, le député Basoshi Lubwe Théophile avait fait savoir que, des dizaines de milliers de déplacés internes sont aujourd'hui répartis entre les localités voisines, les centres urbains de Baraka, Fizi-Centre, Mboko et Minembwe, ainsi que dans des camps improvisés, sans aucune prise en charge digne de ce nom. La situation humanitaire dans les moyens et hauts plateaux d'Uvira-Fizi et Mwenga demeure alarmante, avait écrit l'élu de Fizi.
« On estime à plus de 120 000 personnes ayant fui les violences depuis janvier 2024. Ces populations vivent sans abris et exposés aux intempéries permanentes ; des conditions sanitaires déplorables, avec un accès très limité à l'eau potable et à l'hygiène de base pour les femmes et jeunes filles, absence d'accès aux soins de santé du fait de la destruction de plusieurs structures sanitaires ; vivant de l'agriculture et de d'élevage, et suite à un cycle infernal de la guerre, les communautés locales ne parviennent plus à respecter des saisons agricoles et comme conséquence c'est entre autres, le manque criant de nourriture, exposant les enfants à la malnutrition aiguë. Il sied de noter que, entre Mukera et Minembwe, en territoire de Fizi, 1 Kg du sel de cuisine varie entre 20.000 et 30.000 FC; les familles d'accueil et les communautés hôtes, déjà en difficulté économique, ne peuvent plus faire face seules à cet afflux massif », avait déclaré Basoshi Théophile.
Par ailleurs, face à ce cris de détresse, le chef de la Chambre basse du Parlement Congolais, Vital Kamerhe demande l'implication urgente du Gouvernement Suminwa en fin de venir en aide à cette population longtemps victimes des exactions.
« J'ai été saisi par motion d'information de I'Honorable Basoshi Lubwe Théophile, dont copie en annexe, de la dégradation de la situation socio-humanitaire et sécuritaire que connaissent actuellement les populations des territoires de Fizi, Uvira et de Mwenga dans la province du Sud-Kivu causée par l'activisme des groupes armés locaux et étrangers dans la région », peut-on lire sur la demande de Vital Kamerhe.
Et de poursuivre : « Cette situation alarmante préoccupe au plus haut point la représentation nationale, du fait de l'absence totale d'une aide humanitaire et I'insuffisance des services de sécurité, exposant ainsi la population locale à des intempéries permanentes, un accès limité à l'eau potable, à l'hygiène de base pour les femmes et jeunes filles, aux soins de santé, à l'insécurité alimentaire et la malnutrition, ainsi, tout en compatissant avec les populations touchées par ces épreuves, l'Assemblée nationale vous recommande de prendre urgemment toutes mesures utiles, pour leur apporter une assistance sécuritaire et humanitaire conséquente ».
Pour rappel, depuis l'escalade des violences armées contre les populations civiles dans plusieurs zones au Nord comme au Sud-Kivu, cet élu de Fizi, déplore l’absence de l'autorité de Fizi et l'aggravation de la situation humanitaire et sécuritaire.
Les différentes organisations internationales qui intervenaient dans ses zones étaient majoritairement appuyées par le fonds des Américains dits USAID et qu'on a malheureusement et subitement arrêter.
David Aluta Henoch