La tension diplomatique monte autour du chef des Forces de Défense du Peuple Ougandais (UPDF), le général Muhoozi Kainerugaba, alors que les États-Unis d'Amérique auraient menacé d’imposer des sanctions ciblées à son encontre ainsi qu’à d’autres responsables Ougandais.
Selon des informations relayées par des acteurs régionaux, la pression américaine s’exercerait par le biais du Département d’État, de l’ambassade des États-Unis à Kampala et de la représentation diplomatique Américaine en Ouganda. Les contours exacts des sanctions envisagées, restrictions de visas, gels d’avoirs ou autres mesures coercitives n’ont pas été officiellement détaillés.
Face à cette menace, une initiative politique régionale a émergé. Des responsables se réclamant de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont publiquement indiqué leur intention d’engager un dialogue avec le président Yoweri Museveni afin d’obtenir la déchéance du général Muhoozi Kainerugaba de ses fonctions de Commandant des Forces de Défense (CDF). L’objectif affiché serait d’apaiser les tensions et d’éviter une escalade diplomatique avec Washington.
Le général Muhoozi Kainerugaba, figure centrale de l’appareil sécuritaire Ougandais et fils du président Museveni, occupe un rôle stratégique tant sur le plan national que régional. Son positionnement dans plusieurs dossiers sensibles, notamment sécuritaires, a régulièrement suscité débats et controverses.
Cette séquence intervient dans un contexte régional marqué par des équilibres sécuritaires fragiles en Afrique de l’Est et dans la région des Grands-Lacs. Si les sanctions américaines venaient à être formalisées, elles pourraient affecter la coopération militaire entre Kampala et Washington et redessiner les dynamiques diplomatiques au sein de l’EAC.
À ce stade, aucune annonce officielle n’a confirmé ni l’ouverture formelle de ce dialogue, ni une décision imminente concernant le maintien ou non du général Muhoozi Kainerugaba à la tête de l’UPDF.
Diddy Mastaki