Un document présenté comme un communiqué officiel de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et dénonçant une prétendue « élimination systématique » dans l’Est de la République Démocratique du Congo a circulé massivement sur les réseaux sociaux cette semaine.
Le texte, attribué au secrétaire général de l’institution, Donatien Nshole, affirme que l’Église catholique condamnerait un « assassinat ciblé » après la mort de Willy Ngoma et accuserait les autorités congolaises de viser certaines communautés, notamment les Swahiliphones et les Banyamulenge.
Aucune trace sur les canaux officiels
Une vérification des plateformes officielles de la CENCO site institutionnel et comptes certifiés ne montre aucune publication correspondant à ce contenu à la date mentionnée.
Contactée après la diffusion du document, la CENCO a formellement démenti son authenticité.
« Ce faux document ne peut provenir que de personnes de mauvaise foi qui cherchent à ternir l’image de la CENCO. La CENCO met en garde, sous réserve de poursuites judiciaires, les auteurs de cette cybercriminalité », a déclaré l’institution dans une mise au point sur son compte X.
Contexte de forte tension
La diffusion du texte intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu, après une frappe aérienne contre des positions du Mouvement du 23 mars (M23), qui aurait entraîné la mort de Willy Ngoma, présenté comme porte-parole militaire du groupe armé.
Dans ce contexte, les prises de position publiques d’acteurs influents comme la CENCO font l’objet d’une attention accrue, ce qui peut favoriser la propagation rapide de contenus falsifiés.
Les éléments disponibles indiquent que le document attribué à la CENCO n’est pas authentique. Cette institution catholique a officiellement démenti en être l’auteure et évoque d’éventuelles poursuites judiciaires.
Diddy Mastaki