Maître Kabengela Ilunga Jean‑Marie a annoncé avoir déposé, le 24 février 2026, une plainte formelle contre Claude Pero Luwara, présenté comme résidant entre Tirlemont (Belgique) et Kinshasa.
La plainte, transmise aux autorités judiciaires de la République Démocratique du Congo et du Royaume de Belgique, ainsi qu’à la cour pénale internationale (CPI) à La Haye, vise des faits présumés d’incitation à la haine tribale, d’apologie du terrorisme et d’incitation au génocide.
Des contenus numériques au cœur du dossier
Selon le plaignant, le dossier repose sur plusieurs éléments de preuve numérique, notamment des publications diffusées sur la plateforme TikTok.
Maître Kabengela Ilunga Jean-Marie affirme que ces contenus comporteraient des messages et images visant spécifiquement des membres de l’ethnie Luba du Grand Kasaï, parmi lesquels le président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que d’autres personnalités Kasaïennes telles que Lisette Kabanga et le pasteur Paul Mukendi.
« Ces discours rappellent les massacres des Kasaïens au Katanga en 1992 et constituent une menace directe », soutient la plainte, établissant un parallèle avec les violences intercommunautaires qui avaient marqué cette période.
Dimension transnationale
Le caractère transfrontalier de l’affaire, en raison de la résidence présumée du mis en cause entre la Belgique et la RDC, pourrait soulever des questions de compétence juridictionnelle et de coopération judiciaire internationale.
À ce stade, aucune réaction publique de Claude Pero Luwara n’a été enregistrée. Les autorités judiciaires concernées ne se sont pas encore prononcées officiellement sur l’ouverture éventuelle d’une enquête.
Cette initiative judiciaire intervient dans un climat de fortes tensions identitaires, où les discours en ligne font l’objet d’une surveillance accrue, tant par les autorités nationales que par les organisations internationales.
Diddy Mastaki