La suspension « indéfinie » du projet de sanctions Américaines visant des responsables Rwandais continue de susciter des réactions dans la région des Grands-Lacs.
L’ONG Ougandaise « NUPUSA Human Right Defender » a vivement réagi, estimant que si les informations publiées par la presse Américaine sont exactes, « des millions de vies congolaises pourraient avoir été mises en danger pendant que des accords politiques protégeaient des intérêts au détriment des populations ».
Cette déclaration intervient après les révélations du « The Wall Street Journal » indiquant que les États-Unis d'Amérique ont gelé un train de sanctions en préparation contre des responsables rwandais en lien avec la crise dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Un signal politique controversé
Pour l’organisation Ougandaise, l’absence de mesures coercitives pourrait affaiblir les mécanismes de pression internationale visant à favoriser un règlement durable du conflit. Elle souligne que les décisions diplomatiques prises dans les capitales occidentales ont des répercussions directes sur les populations civiles confrontées aux violences armées.
Tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali
Les autorités Congolaises accusent régulièrement le Rwanda de soutenir la rébellion du M23, accusation que Kigali rejette catégoriquement. Le gouvernement rwandais affirme pour sa part respecter les engagements liés au processus de paix et nie toute implication militaire directe en RDC.
La Maison-Blanche a confirmé qu’aucune sanction n’avait été adoptée à ce stade.
La réaction de « NUPUSA Human Right Defender » illustre la dimension régionale et humanitaire de ce dossier, alors que la crise sécuritaire dans l’est de la RDC demeure l’un des conflits les plus sensibles d’Afrique centrale, où chaque décision diplomatique est scrutée pour ses effets potentiels sur le terrain.
Diddy Mastaki