Le ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, Léonidas Ndaruzaniye, a annoncé que les personnes originaires des territoires de l’Est de la RDC contrôlés par l’AFC-M23, ou ayant transité par ces zones, ne seraient pas autorisées à entrer au Burundi. La mesure concernerait également les fonctionnaires des Nations-Unies qui y travaillent.
Le ministre s’exprimait jeudi 1er octobre à Bujumbura, lors d’une rencontre avec des officiers de police. Il a indiqué que la restriction s’appliquerait aux personnes venant de ces territoires comme à celles qui y ont séjourné avant de se présenter à la frontière Burundaise.
Cette annonce intervient dans un contexte de vigilance sécuritaire le long de la frontière entre le Burundi et l’Est de la RDC, où les déplacements concernent des populations civiles, des travailleurs humanitaires et des agents d’organisations internationales.
Les modalités d’application n’ont pas été précisées. Les autorités n’ont pas détaillé les contrôles prévus, les documents exigés, la date d’entrée en vigueur ni les éventuelles exceptions. Ces éléments permettront de mesurer la portée concrète de la décision aux postes-frontières.
DM Ngovoka