Depuis que les motocyclistes de la ville de Goma ne travaillent plus au-delà de 18 heures, la ville de Goma, au Nord-Kivu confronte une rareté inquiétante des bus de transport en commun chaque soirée face à une forte demande de la population.
Cette insuffisance des véhicules pendant les heures vesperales, met à mal la mobilité de la population, bien que depuis la mesure du maire de Goma interdisant la circulation des motocyclistes au-delà de 18 heures, cette population clôture prématurément certaines activités socio-économiques pour ne pas manquer le transport.
Au rond-point Signers par exemple, toute une marmaille de personnes s'y observe chaque 18 heures et au-delà, se bagarrer pour avoir accès à cet oiseau rare, le bus, pour regagner leurs domiciles.
Ces habitants, dont les femmes et les enfants, continuent à être exposés à plusieurs dangers, dont des risques d'accidents pendant la précipitation pour accéder au bus, d'autres qui recours au motos tricycles pourvus qu'ils atteignent leurs domiciles, ou encore marcher carrément à pied.
Dans les demandes formulées par certains d'entre eux, ils exhortent le maire de la ville soit à revenir sur sa décision ou encore chercher une solution palliative, surtout la remise en circulation des gros bus de la Societe Congolais du Transports (SCT), qui selon leur première mise en circulation en ville de Goma appartenaient au gouvernement provincial du Nord-Kivu.
"Le maire et les autres autorités de la province doivent trouver une solution à ce problème. Les gens ne doivent plus se mouvoir à cause de cette insuffisance des bus. Les motos suppléaient cette question de transport. La mairie doit revenir à décision, soit ramener en circulation les gros bus de la SCT pour qu'ils aident la population. Nous sommes exposés à des accidents. Et dans cette ville où règne le chaos et l'insécurité, nous sommes victimes de tracasseries à cause de ça ", explique un habitant.
Il est vrai que la ville de Goma, grande avec sa forte démographie denviron quatre (4) million d'habitants fait face à cette situation depuis environ trois mois, mais les résultats restent contestés par la population locale qui trouve que le motif de l'instauration de cette limitation, finir l'insécurité, demeure hypothétique face à la recrudescence de l'insécurité qui secoue la ville et don impacte plutôt négatif sur la vie socio-économique de la population à cette période d'asphyxie économique suite à la guerre du M23.
Diddy MASTAKI, Goma