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Contraint d’arrêter la marche par une police brutale, Fayulu lâche : « Cette force policière, la population en a besoin en Ituri et au Nord-Kivu »

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Contraint d’arrêter la marche par une police brutale, Fayulu lâche : « Cette force policière, la population en a besoin en Ituri et au Nord-Kivu »


La coalition Lamuka, radicalement opposée au gouvernement actuel, est descendue dans les rues de Kinshasa dans la matinée du mercredi 15 septembre pour exiger la dépolitisation de la commission électorale, malgré l’interdiction des autorités provinciales.

La manifestation s’est déroulé brièvement car les manifestants ont été confrontés, depuis le lieu de rassemblement, à un dispositif de sécurité mis en place par la police nationale congolaise pour empêcher tout attroupement.

Martin Fayulu qui aux cotés d’Adolphe Muzito avait déjà rejoint les militants et partisans de Lamuka, n’ont pas pu aller loin, avant que les policiers présents ne contraignent le président de l’Ecide à remonter dans son véhicule et qu’ils ne décident de l’accompagner au centre ville.

Face à la brutalité policière et aux forces déployées pour arrêter la marche de cette plateforme de l’opposition, Martin Fayulu n’a pas caché son indignation, arguant que ces policiers devraient être envoyés dans l’est du pays, là où les forces régulières combattent les groupes armés et où la population a besoin de cette force. « Comment déployer cette force policière pour nous détruire alors que la population congolaise en a besoin en Ituri et au Nord-Kivu » a-t-il commenté, s’adressant à la presse.

Pour lui, les personnes au pouvoir n’ont aucune légitimité, par conséquent, la police devrait laisser le peuple s’exprimer. « La démocratie c’est ça, les manifestations publiques sont garanties par la constitution congolaise », a expliqué l’opposant visiblement très agacé.

Martin Fayulu s’est en outre tourné vers la Cour pénale internationale et les Nations unies, les invitant à analyser ce qui s’est passé et leur demandant de prendre les devants et d’agir. Selon lui, les démocraties sont en déclin en Afrique à cause de certains dirigeants du monde qui sont trop tolérants envers quelqu’un qui n’a pas gagné une élection.

Au cours de cette marche de la coalition Lamuka, dispersée à coup de gaz lacrymogène à la place Pascal, plusieurs bavures policières ont été constatées, notamment celles commises à l’encontre de la presse, dont le cas le plus flagrant est la brutalité subie par le directeur général d’Actualite.cd, le journaliste Patient Ligodi.

Face au tollé soulevé par ces écarts des policiers contre les manifestants et les journalistes, le patron de la police de la ville de Kinshasa, qui a parlé d’un « problème d’éducation », a annoncé que des enquêtes seront menées afin d’identifier ces policiers pour qu’ils soient sévèrement sanctionnés.

Par Lwanzo Kasoki, Kinshasa

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