Le secteur de la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo s’apprête à franchir un nouveau cap. Le ministre d’État en charge de la Justice et garde des sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu ce mardi 10 mars 2026 l’inspecteur général des finances, Christophe Bitasumwa Bahi, afin de poser les bases d’une collaboration plus active et systématique entre leurs deux institutions.
Selon une dépêche de la cellule de communication du ministère, cette rencontre marque le point de départ d’une nouvelle dynamique dans la chaîne de contrôle et de sanction des infractions financières dans le pays.
Au centre des échanges figurait la question de l’efficacité du contrôle public. Pour l’inspecteur général des finances, le travail de l’Inspection Générale des Finances ne doit plus se limiter à la simple production de rapports, mais déboucher sur des sanctions judiciaires concrètes.
« Si l’on travaille et qu’il n’y a pas de sanctions exemplaires, le contrôle risque d’être banalisé. Il est crucial que la peur de détourner les fonds publics s’installe dans le pays », a déclaré Christophe Bitasumwa Bahi à l’issue de la rencontre.
Les discussions ont également porté sur plusieurs réformes législatives et structurelles jugées essentielles pour renforcer l’assainissement des finances publiques en République démocratique du Congo. Parmi les pistes évoquées figurent la mise en place d’un parquet des tribunaux financiers, l’adoption de nouvelles lois anticorruption ainsi que le renforcement des mécanismes de protection du patrimoine public.
À l’issue de ces échanges, l’Inspection générale des finances et le ministère de la Justice ont convenu de mettre en place un cadre de collaboration permanent afin d’accélérer le traitement judiciaire des dossiers liés au détournement des fonds publics.
Gloire Malumba