La Haute Cour militaire (HCM) doit se prononcer ce vendredi 20 février sur le service de sécurité qui sera désigné pour procéder à une nouvelle exploitation des téléphones du Lieutenant-Général Philémon Yav Irung, jugé dans un procès pour trahison.
Au cœur des débats : l’impossibilité, pour l’agence nationale de renseignements (ANR), d’accéder au contenu des appareils, présentés comme « sophistiqués ». Faute d’extraction des données, l’auditeur général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) n’a pas été en mesure de produire le message téléphonique un texto censé constituer l’élément matériel de l’infraction poursuivie.
Les téléphones sont pourtant détenus par les autorités depuis 2022.
Face à la demande du ministère public visant à confier les appareils à un autre service pour une nouvelle tentative d’exploitation, la défense s’est formellement opposée. Les avocats du prévenu qualifient la démarche de « tendancieuse », estimant qu’elle reviendrait à « donner des béquilles » à l’accusation après près de quatre années sans résultats probants.
La décision attendue de la Haute Cour militaire pourrait influencer la suite de la procédure, notamment sur la recevabilité et la production d’éventuels éléments numériques dans ce dossier à forte portée politico-militaire.
Diddy Mastaki