Les conditions de détention de l’opposante rwandaise Victoire Ingabire Umuhoza suscitent de nouvelles préoccupations, selon un document publié le 19 février 2026 sous le titre « The Ingabire Brief : Arrest, Detention, and Legal Developments ».
D’après ce rapport, la situation carcérale de Mme Ingabire resterait inchangée. Elle ne serait pas autorisée à communiquer avec sa famille et se verrait refuser certaines facilités accordées à d’autres détenus, notamment la possibilité d’assister aux offices religieux dominicaux.
Le document affirme également que les visiteurs souhaitant la rencontrer doivent patienter durant de longues périodes, contrairement aux procédures appliquées aux autres prisonniers.
Les préoccupations ont été relayées par son fils, qui aurait évoqué la situation auprès du ministre rwandais de la Justice et du président de la Commission nationale des droits de l’homme du Rwanda lors de l’Examen périodique universel (EPU) du Rwanda, tenu à Genève le 21 janvier 2026.
Le rapport souligne par ailleurs des inquiétudes concernant l’équité du processus judiciaire. Il est notamment avancé que les mêmes juges ayant ordonné son arrestation seraient appelés à statuer sur son dossier, une situation que ses soutiens considèrent problématique au regard des principes d’impartialité.
Aucune réaction officielle des autorités Rwandaises n’était immédiatement disponible au moment de la publication de ce document.
Diddy Mastaki