À l'approche des élections législatives et présidentielles en République Démocratique du Congo (RDC), la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) se retrouve confrontée à des défis financiers majeurs. Le président de la CENI, Denis Kadima Kazadi, a révélé le jeudi 21 septembre lors d'une réunion avec des représentants de la société civile à Kinshasa que l'organisme électoral a dû recourir à des prêts bancaires pour financer le processus électoral.
Denis Kadima Kazadi qui a laissé entendre que la centrale électorale recherche une résolution rapide pour régler sa situation financière, a par ailleurs expliqué que la CENI dépend en grande partie du gouvernement pour son financement, mais en raison de fonds insuffisants, l'organisme électoral s'est vu contraint de contracter des prêts bancaires assortis d'intérêts.
“Nous avons décidé d'avancer ainsi pour alléger la charge financière du gouvernement, qui a déjà engagé d'importantes dépenses liées aux élections et à d'autres obligations régaliennes. Tout le monde est conscient que nous sommes à peine à trois mois des élections, donc l'argent continuera à affluer. Je ne peux pas dire que nous sommes prêts financièrement, car les besoins sont constants et satisfaits au rythme des ressources gouvernementales," a expliqué Dénis Kadima.
Bien que le numéro un de la CENI ait admis recourir à des prêts bancaires, Denis Kadima Kazadi n'a pas divulgué l'identité de l'institution bancaire auprès de laquelle ces prêts ont été contractés. Cependant, son objectif est ailleurs, celui de fédérer toute la classe politique autour du processus électoral. C’est ainsi que la veille de cette annonce, Denis Kadima Kazadi a rencontré des partis et regroupements politiques. Il les a appelés à s'impliquer davantage dans le civisme électoral de leurs électeurs pour garantir une large inclusivité du processus. Les participants ont également assisté à une simulation sur l'utilisation du Dispositif électronique de vote.
Malgré l'approche imminente des élections, des divergences persistent entre l'opposition politique et le régime en place. Une partie de l'opposition exige un nouvel audit du fichier électoral pour rejoindre le processus électoral, tandis qu'une autre partie insiste sur des réformes de la CENI, le remplacement des juges à la Cour constitutionnelle et la révision de la loi électorale. Du côté du pouvoir en place, on réitère l'engagement à organiser des élections générales et on assure que des mesures ont été prises pour garantir la transparence, l'égalité des chances et l'inclusivité dans le processus électoral.
CongoRassure