Les ministères congolais de l’Agriculture et du Commerce extérieur ont convenu mercredi à Kinshasa de renforcer leur collaboration afin de mieux structurer les filières agricoles destinées à l’exportation, ont indiqué les autorités à l’issue d’une réunion technique.
La rencontre a réuni le ministre d’État chargé de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, et le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, ainsi que plusieurs structures relevant de leurs administrations respectives.
L’Office congolais de contrôle (OCC), l’Agence nationale de promotion des exportations (ANAPEX), l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC) et la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont notamment pris part aux échanges.
Les discussions ont porté sur l’élaboration d’une feuille de route visant à mieux encadrer les producteurs et opérateurs économiques engagés dans les filières d’exportation, avec un accent particulier sur le piment, le café et le cacao.
L’ambition du gouvernement est de structurer ces chaînes de production afin de permettre à la République démocratique du Congo de répondre davantage à la demande des marchés internationaux, notamment américain, européen, britannique et chinois.
Kinshasa espère voir les premiers produits issus de cette nouvelle organisation faire l’objet de transactions internationales avant la fin de l’année 2026.
« La RDC dispose d’un important potentiel agricole grâce à ses terres, ses ressources en eau et sa population active », a souligné Muhindo Nzangi, estimant que le principal défi restait l’organisation des filières pour transformer ce potentiel en une capacité réelle d’approvisionnement des marchés.
De son côté, Julien Paluku Kahongya a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure cohérence entre la production nationale et l’accès aux marchés extérieurs.
Selon lui, le ministère du Commerce extérieur doit notamment identifier des débouchés pour les opérateurs économiques congolais tout en veillant au respect des normes exigées sur les marchés internationaux.
Le ministre a également rappelé l’importance du certificat phytosanitaire, indispensable à l’exportation de nombreux produits agricoles, soulignant la nécessité de mieux informer producteurs et exportateurs sur les exigences propres à chaque marché.
Une commission mixte permanente entre les ministères de l’Agriculture et du Commerce extérieur devrait être mise en place pour assurer le suivi des questions liées aux exportations agricoles.
Des ateliers de formation destinés aux opérateurs économiques sont également envisagés afin de les familiariser avec les mécanismes du commerce international, les normes applicables et les exigences des marchés ciblés.
Cette démarche s’inscrit dans la stratégie du président Félix-Antoine Tshisekedi visant à faire de l’agriculture un levier majeur de développement économique, à travers sa vision de la « revanche du sol sur le sous-sol ».
Pacheco Kavundama