Trois radios locales de Mwesso, dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, ont été contraintes de fermer leurs portes en raison des menaces des rebelles du M23, a appris CONGORASSURE.CD.
Selon des informations émanant des sources locales à Mwesso, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, la radio communautaire Mweso (RCM), la radio communautaire Bashali pour la paix (RCPB) et la radio Kitshanga CORAKI FM n'émettent plus depuis plusieurs jours.
Un journaliste travaillant dans l'une de ces stations de radio a déclaré qu'elles avaient cessé d'émettre depuis quatre jours. Il a par ailleurs confirmé que les fermetures étaient dues à des menaces des rebelles et à une décision de se protéger et de protéger leurs équipements.
La situation perdure depuis que le M23 a pris le contrôle de Kitshanga, rendant difficile le travail des journalistes, selon un responsable des médias concernés, cité par radio okapi. Celui-ci implore la MONUSCO d'évacuer les journalistes qui se cachent actuellement.
" Pour le moment, il est très difficile de circuler même dans la cité parce qu'ils ont envoyé l'ANR partout pour chercher les journalistes. Donc nous demandons à la MONUSCO une évacuation urgente, s'ils peuvent nous aider en envoyant un hélicoptère pour faciliter notre évacuation. Parce qu'il n'y a vraiment aucun moyen de partir. Avant d'arriver à Goma, nous devons passer par Kitchanga, qui est sous l'occupation du M23, nous ne savons pas où nous devons aller. Et ils sont en train d'étendre leurs positions dans plusieurs villages de Masisi. Donc, pour nous, c'est vraiment un problème au niveau des médias ici autour de Bashali", a expliqué l'un des responsables des stations de radio visées.
Pendant ce temps, les affrontements se poursuivent entre les forces gouvernementales et celles du M23. Les rebelles, qui ont augmenté leurs effectifs, ont, selon plusieurs sources, établi des patrouilles de jour et de nuit dans la cité de Kitchanga depuis le jeudi dernier. Ce lundi matin, les combats ont repris autour de la cité après un peu plus de 24 heures relativement calmes.
CongoRassure