La ville de Butembo, en province du Nord-Kivu, enregistre actuellement un afflux des déplacés venus de la chefferie des Baswagha, en territoire de Lubero. Ces habitants vivent dans des conditions précaires. L’ONG Intégration Sociale pour Promotion des Nécessiteux (ISPRON) interpelle pour une assistance humanitaire immédiate.
Ces vulnérables sont pour la plupart des cas fuis les atrocités des groupes armés à Muhangi, Munoli et environs. D’après la secrétaire de l’ISPRON, une organisation intervenant dans l’encadrement de ces victimes de guerre, ces déplacés vivent dans des conditions précaires.
« Nous confirons que les déplacés nous viennent actuellement de Muhangi. Mais ils sont dépourvus des nécessaires. Je lance un cri d’alarme aux bonnes volontés de les aider. Il faut aussi les orienter vers les autorités de base », plaide Kahindo Marie-Jeanne.
Si certaines des familles de ces déplacées ont fui avec leurs enfants, d’autres par contre, qui n’ont pas de familles à Butembo, ont jugé mieux de rester à Muhangi. Ces mineurs restent exposés au risque d’être associées aux conflits armés. Le président du parlement d’enfants de Butembo-Lubero invite tout le monde à s’impliquer dans la protection de ces enfants.
Les affrontements entre groupes armés continuent à s’intensifier dans plusieurs agglomérations de la chefferie de Baswagha en territoire de Lubero, entrainant ainsi un dépeuplement de ces entités rurales.
Dans une déclaration rendue publique vendredi 10 février, la société civile de Lubero dit avoir recensé au moins 23 personnes tuées et d’autres portées disparues depuis le début de l'année 2023 en groupements Ngulo, Bulengya, Luongo, Manzia Muola et Mwenye, toujours à Baswagha. Ces forces vives notent aussi neuf cas de viol de femmes et l’arrêt des activités scolaires dans les entités précitées.
Martin Leku