Au cours du mois de janvier, le territoire de Walungu a continué de faire face à une instabilité sécuritaire persistante, liée aux affrontements armés dans plusieurs localités, tel est là révélation de OCHA-RDC dans son rapport sur la situation sécuritaire et humanitaire au Sud-Kivu.
Le document consulté par Congorassure.cd annonce que, le 13 janvier, la circulation a été interrompue sur l’axe routier Bukavu–Mugogo à la suite d’affrontements survenus dans la localité de Kidodobo.
Le même document ajoute que, des partenaires humanitaires locaux ont signalé la présence de plus de 105 000 personnes nouvellement déplacées depuis le début du mois de janvier 2026 dans les ZS de Walungu, Mubumbano, Nyangezi et Kaniola.
« Ces déplacements massifs exacerbent la pression sur les communautés hôtes et génèrent des besoins humanitaires urgents, notamment en abris, nourriture, santé, protection et eau, hygiène et assainissement », lit-on.
Toutefois, ce rapport poursuit en ajoutant que, dans le territoire de Kabare, au cours du mois de janvier 2026, des affrontements armés se sont également poursuivis dans le territoire de Kabare.
Du 17 au 21 janvier, de violents combats survenus dans les localités périphériques du Parc National de Kahuzi-Biega, notamment dans les villages de Bulolo Busandwe, Maziba et Chahoboka, ont contraint environ 6 830 personnes (1 366 ménages) à se déplacer.
« Selon des partenaires locaux, ces personnes déplacées vivent dans des conditions précaires au sein de familles d’accueil et expriment des besoins urgents en soins de santé, eau potable, nourriture et abris », a-t-il fait savoir.
Par ailleurs, selon les acteurs de protection, les 11 et 12 janvier, au moins huit femmes ont été victimes de violences sexuelles lors d’incursions d’hommes armés dans les villages de Kajeje, Kasirusiru et Mema. Les partenaires humanitaires ont orienté les survivantes vers des services de prise en charge holistique.
David Aluta