Massacre d’au moins 79 civils en deux jours à Beni et Irumu : Un député national adresse une question orale avec débat au Ministre de La Défense
Jean-Baptiste Kasekwa, député national élu de la ville de Goma, déplore l’assassinat brutal d’au moins 79 civils du 12 au 14 mars dans plusieurs localités des territoires d’Irumu et de Beni.
Afin d’obtenir des réponses sur ce qui bloque dans la pacification de ces deux régions situées à l’Est du pays, le député Jean-Baptiste Kasekwa adresse une question orale avec débat au ministre de la Défense sur le blocage de la situation sécuritaire.
Au ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, l’élu de Goma écrit que malgré les multiples prolongations de l’état de siège et la mutualisation entre les FARDC et l’UPDF, au moins 79 civils congolais ont été massacrés du 12 au 14 mars dans plusieurs localités des territoires d’Irumu/ituri et de Beni/Nord-Kivu, notamment à Mambumé, Ndimo, Apende, Otomabere, Pakolu, Kimautu.
« Les images relayées par les réseaux sociaux de corps sans vie enveloppés dans des sacs et transportés sur des motos depuis les sites de massacres jusqu’à la morgue de l’hôpital d’Oicha/Beni et de Beni-Ville ont profondément irrité la conscience nationale à ce sujet », explique Jean-Baptiste Kasekwa.
Par ailleurs, depuis l’instauration de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu le 6 mai 2021 jusqu’à ce jour, au moins 2068 civils congolais ont été tués en 311 jours, soit une moyenne d’environ 7 civils tués par jour, regrette le député.
Selon lui, pour ce qui est de la période de mutualisation, du 30 novembre 2021 à ce jour, il y a au moins 383 civils tués en 104 jours, soit une moyenne d’environ 4 civils tués par jour.
« C’est pourquoi je vous invite à venir éclairer l’opinion publique à travers l’Assemblée nationale sur les causes réelles du blocage de la situation sécuritaire dans les provinces assiégées ainsi que sur les mesures appropriées mises en œuvre pour en sortir », conclut le député de Goma.