6 morts et 15 blessés dans une explosion dans un bistro à GOMA , la population appelée au calme en attendant les résultats des enquêtes
Dans la soirée du jeudi 7 avril, une explosion a eu lieu au camp militaire de Katindo dans la ville de Goma, fief de la province du Nord-Kivu. Une zone sous état de siège et administrée par les militaires de l’armée congolaise depuis bientôt un an.
Le drame a eu lieu dans un bistrot situé à une centaine de mètres de l’hôpital militaire régional de la commune de Karisimbi, rapportent des sources officielles, indiquant que le bilan en perte en vie humaine est lourd. Outre cela, l’on rapporte que plusieurs biens matériels ont également été détruits dans l’explosion.
.#RDC Le bilan encore provisoire a fait état de 6 morts. Les corps sont gardés à l'hôpital militaire régional de Goma. Il n’y a pas eu 8 morts comme officiellement annoncé précédemment, car les 2 donnés pour morts sont plutôt grièvement blessés.
— Ministère de la Communication et Médias/RDC (@Com_mediasRDC) April 7, 2022
Alors que la veille Kinshasa, citant le gouverneur militaire avançait un bilan provisoire de 8 morts et 3 blessés, ce vendredi matin, le bilan provisoire établi par le gouvernement congolais fait état de 15 blessés, dont 13 blessés légers qui ont été dépêchés à l’hôpital militaire régional pour des soins appropriés et 2 blessés graves qui ont été transférés à l’hôpital général de Ndosho.
De source militaire, un lieutenant-colonel et un capitaine, tous deux officiers logistiques de la 34ème région militaire, figurent parmi les victimes. L’épouse du lieutenant-colonel, la financière du bistrot et son amie, ainsi qu’un garçon de 12 ans sont morts sur place.
Dès l’annonce de l’explosion, les autorités nationales ont indiqué que les services étaient déjà déployés pour les premières investigations.
Sur le terrain, CongoRassure.cd n’a pas rencontré une source fiable ou officielle qui pourrait clarifier l’origine de l’explosion. En attendant, les spéculations vont bon train, certains témoins avançant qu’une grenade a été lâchée accidentellement par un soldat. Cette version n’a pas été infirmée et encore moins confirmée jusque-là par les voix autorisées qui appellent plutôt à la patience et au calme.
En effet, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a annoncé que “dans l’attente de l’expertise de la police scientifique, qui est en cours, il est difficile pour le moment de préciser la nature et l’origine de l’explosion. Le Gouverneur militaire du Nord-Kivu appelle la population à rester calme et à ne pas tomber dans la spéculation”.
“La population est invitée à garder son calme en attendant le rapport qui permettra de mieux comprendre les circonstances de cette tragédie”, a enfin exhorté le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.