Rencontre de Nairobi : Pour Martin Fayulu, le Président veut livrer le pays entre les mains des groupes armés instrumentalisés
Au lendemain de la rencontre entre plusieurs présidents de la Région des Grands Lacs dans la capitale Kenyane sur la sécurité en République Démocratique du Congo, les réactions de soutien au même titre que celles d’interpellation et de condamnation défraient la chronique. L’une des dernières en date est celle du président national de l’Ecidé Martin Fayulu.
L’opposant et l’une des figures de proue de la coalition Lamuka, Martin Fayulu a réagi dans une publication ce vendredi sur la rencontre prévue ce jour à Nairobi entre le président de la République, Antoine Félix Tshisekedi et une dizaine de groupes armés.
L’opposant estime pour sa part que cette démarche entreprise par les autorités de Kinshasa, et insufflée par les dirigeants des pays de la région des grands lacs membres de l’East African Community, prouve « l’incompétence » du pouvoir en place.
Martin Fayulu indique en effet «qu’il est inadmissible qu’on laisse M. Félix Tshisekedi livrer le pays entre les mains des groupes armés instrumentalisés. « L’incompétence notoire de ceux qui ont usurpé le pouvoir du peuple est en train de peser lourd sur l’avenir de notre pays » écrit-il.
Par ailleurs, un autre opposant au pouvoir en place et ancien candidat président de la République Seth Kikuni ne cache pas sa surprise à la suite de l’annonce de la tenue de cette rencontre à Nairobi. « Monsieur Félix Tshisekedi n’est pas obligé de tout essayer au risque de mettre en péril l’indivisibilité de notre pays. Kagame est mon frère, état de siège, entrée des troupes ougandaises sur notre territoire, négociations avec les rebelles. Que des tâtonnements sans vraies stratégies » dit-il.
Pour rappel, le jeudi à Nairobi, dans le cadre de l’EAC, le président congolais Félix Tshisekedi et ses homologues de l’Ouganda Kaguta Museveni, du Kenya Kenyatta, celui du Burundi Evariste Ndayishimiye, ainsi que Paul Kagame représenté par son ministre des affaires étrangères ont participé au deuxième conclave sur la sécurité en RDC. Ils ont notamment décidé d’un dialogue politique à partir de ce 22 avril, entre RDC et ses groupes armés.
Outre cela, à l’issue de cette rencontre, les cinq pays ont appelé tous les groupes armés étrangers en RDC, à déposer les armes et à retourner « sans condition et immédiatement dans leurs pays d’origine respectifs. »