Burundi : “Le mouvement RED-Tabara conditionne sa reddition par les négociations sincères et inclusives pour l’organisation des élections démocratiques, libres, inclusives et transparentes” (Communiqué)
De retour de Nairobi d’une réunion sur la sécurité en RD Congo, le Président Évariste Ndayishimiye a livré devant la presse nationale sa version de l’objet de la rencontre avec ses homologues Chefs d’Etats, où selon lui il s’agissait de discussions sur les groupes armes de criminels dans l’Est de la RDC.
Dan un communiqué signé par le mouvement Résistance pour un État de Droit (Red-Tabara) en date du 24 avril 2022 exploité par la rédaction de Congorassure.cd, Evariste Ndayishimiye a invité les criminels Burundais qui se trouvent en RD Congo de rentrer au pays, à défaut de quoi ils subiraient les mesures militaires prises dans cette réunion.
Sans s’appesantir sur ce langage insultant à l’égard des milliers de Burundais qui ont fui la terreur du CNDD-FDD, le Mouvement RED-Tabara voudrait rappeler que rentrer dans leur pays est son rêve et son objectif.
“Il est inadéquat d’user de propos méprisant à l’égard de ses compatriotes exilés dans des circonstances que tout le monde connait, il suffit au président Ndayishimiye de créer les conditions politiques pour que le mouvement
de retour s’enclenche. RED-Tabara qui vient de passer plus de six mois à intensifier ses affrontements avec les FDN, a pris les armes
parce que le régime du CNDD-FDD a confisqué le droit du peuple de se choisir librement ses dirigeants à travers des élections crédibles au regard des standards internationaux. Il va donc de soi qu’il ne déposera les armes que lorsque ce droit fondamental sera entièrement rétabli. Si le président Ndayishimiye veut être cohérent avec lui-même, il devrait engager des négociations sincères et inclusives pour l’organisation d’élections démocratiques, libres, inclusives et transparentes. Et en attendant, il devrait immédiatement commencer par assainir
l’environnement politique et sécuritaire pour permettre le retour de tous les enfants du pays, notamment la libération des prisonniers politiques, faire cesser les meurtres quotidiens, les arrestations arbitraires, les procès
fantaisistes, les disparitions forcées et autres violations des droits de l’homme commises par les services dépendant de son autorité,” peut-on lire dans ce communiqué signé par Patrick Nahimana, porte-parole militaire du mouvement RED-Tabara.
A défaut d’initiative dans ce sens de sa part, le peuple Burundais se prendra en charge
pour réaliser le retour au pays de tous ses enfants, ajoute ledit communiqué.
Par DM Ngovoka