Goma : La société civile interpelle l’autorité urbaine sur la résurgence du banditisme urbain
L’autorité urbaine de la ville de Goma est appelée à recycler les policiers et les militaires sur les notions de la police de proximité en vue de garantir la collaboration civilo-policière face à la montée des cas d’incidents sécuritaires en ville de Goma.
Cette recommandation a été émise à travers un rapport d’alerte élaboré par la coordination urbaine de la société civile dans lequel cette structure revient sur les différents drames qui se sont produits dans la ville volcanique depuis le début du mois de Mai.
En effet, deux civils dont une femme, ont été assassinés par balles la soirée de jeudi 19 mai à Goma dans les circonstances similaires.
Cet énième incident porte à quatre le nombre des cas d’assassinats déjà enregistrés en ville de Goma depuis le début de ce mois de mai, a rapporté la société civile urbaine dans une note d’alerte.
Depuis le 1er Mai les incidents sécuritaires se sont multipliés en ville de Goma, chef lieu de la province du Nord-Kivu.
Partant du drame d’un garçon d’environ dix ans enterré vivant puis sauvé par la population à Kyeshero, à celui d’une vieille dame retrouvée pendue toujours dans le même quartier passant par la découverte de 3 corps sans vie dont une femme sur le bord du Lac Kivu precisement à Kituku ; la situation sécuritaire dans la ville volcanique devient de plus en plus moins rassurante, déplore la société civile.
Aux côtés de tous ces drames, plusieurs cas de viols et de cambriolages nocturnes ainsi que de kidnappings ont également été répertoriés, ajoute la coordination urbaine de la société civile.
À en croire cette structure de représentativité du peuple, cette situation a plongé la population de Goma dans une psychose permanente.
consécutivement à cette situation, la coordination urbaine de la société civile recommande à l’autorité urbaine de doter les commissariats des unités d’intervention jeunes, fortes et équipées en vue de combattre cette résurgence du banditisme urbain, et aux
populations de dénoncer tout mouvement suspect.
Nicole Lufungi