De plus en plus d’enfants dans les rangs des rebelles en Ituri : Ghislain Atiaboli tire la sonnette d’alarme
Les groupes armés recrutent des enfants dans leurs rangs dans la province de l’Ituri. Ces très jeunes recrues sont également envoyées par leurs chefs sur les lignes de front, une situation qui inquiète les activistes.
Deux enfants figurent parmi les combattants rebelles de l’ADF arrêtés par l’armée régulière dimanche dernier dans la zone de Boga, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri.
Une situation qui inquiète l’activiste des droits de l’enfant Ghislain Atiaboli, qui demande à nouveau au gouvernement congolais de prendre ses responsabilités et de réagir avant que la situation ne prenne des proportions encore plus inquiétantes.
Dans une interview accordée à CONGORASSURE.CD, cet ambassadeur des droits de l’enfant a indiqué considérer cette pratique comme un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Il estime que les auteurs doivent être traduits devant la justice internationale.
Ghislain Atiaboli appelle par conséquent tous les groupes armés qui comptent des enfants dans leurs rangs à les libérer sans conditions.
« Nous condamnons le fait d’utiliser des enfants dans les groupes armés, la place d’un enfant est à la maison et à l’école et non sur le champ de bataille » a-t-il rappelé.
L’utilisation d’enfants par les groupes armés est une pratique courante dans l’est de la RDC, y compris en Ituri. Ces enfants sont souvent utilisés comme boucliers lors des attaques ennemies. Il en va de même sur les sites miniers où la présence de filles mineures est en constante augmentation, si l’on en croit plusieurs rapports des organisations de la société civile.
Les organisations de défense des droits de l’enfant et le gouvernement congolais ont encore beaucoup de travail à faire pour éradiquer le phénomène des enfants soldats dans l’est du pays.