Ituri : 16 personnes tuées, dont 4 militaires, dans une nouvelle attaque des miliciens de la Codeco à Djugu
Les rebelles de la CODECO sont accusés d’être responsables de plusieurs tueries dans la province de l’Ituri. Parmi leurs récentes victimes figurent au moins 4 éléments des forces armées congolaises.
Les miliciens de la Codeco ont fait irruption dans le site minier de Waya, situé dans le village de Sumbu dans la chefferie de Mambisa dans le territoire de Djugu (ITURI), tôt dans la matinée du mardi 16 août 2022.
Selon des sources de la société civile, ces miliciens, qui font des ravages dans la région, ont emporté une grande quantité d’or et tué 12 civils, dont deux enfants et trois femmes. Quatre soldats des FARDC ont également péri dans l’attaque.
Ngadjole Asani, coordonnateur de la société civile dans cette région parle également de 4 civils blessés et de 3 autres kidnappés dont la destination reste inconnue jusqu’au soir de ce mardi.
Ces informations ont été confirmées par le porte-parole des forces armées de la République démocratique du Congo dans la province de l’Ituri, qui a toutefois appelé les miliciens à respecter leur engagement unilatéral de cessez-le-feu.
« Ce sont des attaques pour le contrôle des minerais, notre combat est que les fils et filles de l’Ituri bénéficient de leurs ressources. Nous condamnons toujours cette attaque contre la population pacifique, c’est l’occasion pour nous de rappeler aux signataires des actes d’engagement, il est inutile d’attaquer la population pacifique, nous les appelons à respecter leurs actes d’engagement » a déclaré le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée en Ituri.
Les corps des victimes ont été évacués à la morgue de l’hôpital général de Bunia, le fief de la province.
Les sites miniers sont depuis quelque temps la cible d’attaques de milices dans le territoire de Djugu, selon les informations de plusieurs sources sécuritaires.
Jeudi dernier, le site minier de Bwanga dans la région de Kilo a été attaqué et cinq ressortissants chinois ont été pris en otage et restent jusqu’à présent aux mains de leurs ravisseurs, une faction de la milice CODECO.