Présence de troupes burundaises sur le sol congolais : Une nouvelle humiliation pour la RDC, selon Mukwege
Denis Mukwege ne soutient pas l’entrée des troupes de l’EAC, notamment celles du Burundi, en RDC. Pour lui, c’est une preuve de plus de l’échec diplomatique de Kinshasa.
Au lendemain de l’annonce officielle du déploiement d’un contingent de l’armée burundaise sur le territoire congolais, le prix Nobel de la paix Denis Mukwege a exprimé mardi sa désapprobation dans une déclaration très révélatrice.
De son avis, le médecin congolais soutient que le déploiement du contingent burundais dans le cadre de la force régionale de la communauté des États d’Afrique de l’Est, comme convenu au sommet de Nairobi, démontre l’échec de la diplomatie du régime Tshisekedi.
« Une nouvelle humiliation pour notre nation », commente Denis Mukwege, qui appelle les autorités congolaises à « mettre fin à l’externalisation de la sécurité par des États déstabilisateurs ».
Le célèbre gynécologue et écrivain congolais estime qu’il est temps pour les autorités congolaises de travailler à la réforme des forces armées de la RDC pour les rendre professionnelles mais également opérationnelles.
Une demande que le docteur Mukwege avait déjà formulée lors de sa récente rencontre avec le Secrétaire d’Etat américain Antony Blinken. Le prix Nobel a demandé à l’envoyé de la Maison Blanche l’appui américain à la RDC qui doit réformer son secteur de la sécurité afin d’atteindre la paix et la justice auxquelles les populations congolaises ont droit après 25 ans d’instabilité.
Depuis le lundi dernier, conformément aux conclusions du protocole de Nairobi conclu entre les dirigeants des pays membres de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est-EAC, la République du Burundi a déployé quelque 600 éléments de son armée dans la province du Sud-Kivu, à l’est du pays. L’armée congolaise a rendu ces précisions officielles tout en appelant les populations locales à collaborer avec ces alliés de circonstance. Une information différemment accueillie dans l’opinion congolaise.