Envoi des troupes Burundaises sur le sol Congolais : “C’est dans le cadre d’une entente bilatérale”, justifie l’armée burundaise
Alors que la controverse enfle de plus en plus sur la présence des troupes burundaises sur le sol congolais, la FDNB a tenu à mettre tout au clair : “c’est dans le cadre d’une entente bilatérale que ces soldats sont en RDC”.
“Le Burundi a envoyé en République Démocratique du Congo un contingent de la FDNB pour contribuer au rétablissement de la paix et de la sécurité dans la province du Sud-Kivu.” Propos du colonel Biyereke Floribert porte-parole de la Force de Défense Nationale du Burundi qui a révélé que, cet envoi des forces a eu lieu dans le cadre d’une entente bilatérale en attendant le déploiement effectif de la force régionale décidé lors de la réunion des Chefs d’Etat qui s’est tenue au Kenya en date du 20 juin 2022.
Face à la détérioration de la sécurité dans la région du Sud-Kivu, le Burundi et République Démocratique du Congo ont dû prendre les devants en mutualisant les forces. En faisant ainsi, les deux pays ont le but de restaurer la paix et la sécurité en neutralisant les forces négatives et terroristes qui sèment la désolation dans cette partie de la République Démocratique du Congo.
“Le mouvement vers la zone d’opérations a eu lieu le 15 août 2022 tandis que les opérations proprement dites ont suivi quelques temps après la mise en commun des forces où actuellement, les opérations avancent sans entrave tandis que les forces négatives fuient face à l’avancée de nos soldats. Ces forces sont sous le commandement d’un officier supérieur Congolais tandis qu’un officier supérieur Burundais est son adjoint. La logistique et tout le nécessaire pour que les militaires Burundais puissent mener à bien la mission sont à charge du Burundi”, a fait savoir le colonel Biyereke Floribert.
La FDNB demande, enfin, à la population Burundaise et à la communauté internationale de ne pas prêter oreille aux médias, réseaux sociaux et aux organisations qui diffusent de fausses informations au sujet des opérations en cours. Ces manipulateurs d’informations n’ont d’autres visées que celles d’apporter le soutien aux groupes terroristes, à en croire l’armée burundaise.