Insécurité à Goma : “Des bandits opèrent en toute tranquillité même à côté des bureaux des forces de l’ordre”
Plusieurs quartiers connaissent une insécurité sans précédent dans la ville de Goma où les bandits opèrent en toute tranquillité. Sans être inquiétés, les malfrats dévalisent les maisons pendant des heures et disparaissent dans la nature.
L’insécurité revient en force dans la ville de Goma. Dans la nuit du mercredi 07 au jeudi 08 septembre au quartier Mabanga Sud dans la Commune de Karisimbi, des malfrats ont fait irruption dans au moins 3 maisons pendant plus de 45 minutes et ont emporté plusieurs biens. Les faits se sont déroulés dans les avenues AMANI et MOKOTO.
Cette recrudescence de l’insécurité exaspère le Conseil Communal de la Jeunesse de Karisimbi. La structure, qui ne cache pas son désarroi, se pose plusieurs questions sur le rôle des forces de l’ordre qui ne sont souvent pas loin des lieux où opèrent les bandits.
Mabanga Sud est entouré par le camp militaire, l’inspection provinciale de la police et le Mont Goma, où se trouvent plusieurs positions militaires. Malgré cela, Mabanga Nord et Sud enregistrent des cas d’incursions sans que personne n’intervienne, déplore le conseil communal des jeunes.
Claude Rugo, qui est le président du Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi, souligne que la question de la sécurité à Mabanga Sud nécessite l’implication totale et courageuse des services de sécurité pour arrêter ce phénomène. “C’est une situation qui fera toujours mal à la population”, commente-t-il.
Par ailleurs, Claude Rugo rappelle que la question de la paix n’est pas un cadeau pour les habitants de Mabanga Nord et Sud, mais plutôt un droit, et que les autorités doivent œuvrer dans ce sens.
Contactées sur cette recrudescence de l’insécurité à GOMA, plusieurs autorités se sont abstenues de tout commentaire sur la question. Du côté des représentants de la société civile, personne n’a souhaité s’exprimer non plus, arguant qu’ils étaient d’abord en train de rassembler toutes les informations nécessaires.
A noter qu’il y a une semaine à peine, dans le quartier de Kyeshero, des bandits ont violemment fait irruption dans deux maisons et ont emporté des téléphones et de l’argent sans l’intervention de la police, malgré plusieurs alertes. Les familles victimes confirment qu’elles ont appelé les numéros verts, mais qu’elles n’ont pas réussi à les joindre. Après plus de deux heures d’opération, les inciviques sont repartis après avoir blessé un chef de famille.
Et la journée de ce jeudi, un cambiste a été lâchement tué en pleine journée dans le quartier Ndosho par des bandits armés non identifiés.