Trois Norvégiens arrêtés à l’aéroport de Ndjili avec une importante quantité de munitions : Voici la version de leur ambassade
Trois sujets étrangers ont été interceptés à l’aéroport international de Ndjili avec une importante quantité de munitions. Leur ambassade s’explique et dit avoir informé les autorités au préalable.
L’histoire fait grand bruit dans la capitale de la République démocratique du Congo. A l’aéroport international de Ndjili, trois sujets norvégiens liés à leur ambassade à Kinshasa ont été arrêtés jeudi avec 850 munitions de fusil d’assaut et 450 munitions de 9mm.
Au vu de la tournure que cette situation tend à prendre, l’ambassade de Norvège en République démocratique du Congo a expliqué sur la toile que ces personnes interpellées par les services de sécurité de l’aéroport étaient en possession de ce colis en prévision de la visite d’un membre du gouvernement norvégien en RDC, la semaine prochaine.
« Ce qui s’est réellement passé, c’est que les gardes du corps qui sont de la police norvégienne sont arrivés tôt pour préparer leur mission de protection du ministre norvégien du Climat et de l’Environnement qui compte prendre part à la conférence PreCOP27 la semaine prochaine », écrit la représentation diplomatique, révélant avoir informé en amont les autorités congolaises. « Ils ont été obligés de déposer leurs armes à l’aéroport. Malgré la correspondance formelle en avance par l’ambassade pour assurer les permis nécessaires ».
Pour l’instant, officiellement, aucune autorité de la RDC ou une autre quelconque voix autorisée, ne s’est exprimée sur cet incident. Toutefois, des sources concordantes révèlent que les étrangers arrêtés avec ces matériels militaires sont Lars Royn, Vidar Gamst et Brynhild Leland.
Ces derniers détenaient une autorisation tenant lieu de permis de port d’armes délivrée pour le compte de l’ambassade de leur pays. Or, dans ce document signé par le secrétaire général au ministère de l’Intérieur, ils sont autorisés à porter une arme SIG Sauer 226. Cependant, les services de l’aéroport international de Ndjili les auraient interceptés avec des armes qui ne correspondaient pas à celles déclarées au ministère de l’intérieur, selon le document qu’ils ont brandi.