Conflit de Kwamouth: Kinshasa sous une menace sécuritaire, alerte la gouverneure de la province de Mai-Ndombe
Lundi, alors qu’une partie de l’attention de la République est tournée vers les violences de Kwamouth dans le Grand Bandundu, Rita Bola Dula, gouverneure de la province de Mai-Ndombe, a appelé les autorités nationales à réagir avant que la situation ne se détériore davantage.
C’est une situation qui inquiète les populations de la région constituant l’ancienne province du Bandundu. Une séance d’échanges a eu lieu lundi entre les autorités de cette région, dont la gouverneure de la province de Mai-Ndombe et le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso. Il a été question de discuter longuement du conflit à Kwamouth et surtout des décisions à prendre pour un retour au calme.
Se confiant à la presse en marge de la rencontre, la gouverneure de la province de Mai-Ndombe Rita Bola, manifestement inquiète a rappelé aux autorités nationales à qui revient la question de la défense, l’urgence de mettre en place des décisions qui permettront de mettre un terme à cette situation avant qu’elle n’atteigne la capitale Kinshasa.
“Nous demandons au président de la République, aux présidents des deux chambres du Parlement et au chef du gouvernement de prendre des décisions en temps réel. Pour moi, le pays est en guerre. S’ils ont choisi Kwamouth, c’est parce que c’est l’entrée de Kinshasa. Nous voulons surtout que les décisions soient prises à temps pour agir. Nous sommes infiltrés, il y a une main noire, alors attaquons le problème à la source et sécurisons nos territoires”, a insisté la gouverneure de Maï-Ndombe.
Parallèlement, le gouverneur du Kwango, Jean-Marie Peti-Peti, qui a fait partie de la même délégation que Mme Bola, a déclaré de son côté ne pas comprendre pourquoi les deux peuples qui ont longtemps vécu en harmonie ont décidé de se faire la guerre. “Il y a une raison. Après avoir reçu des informations et aussi écouté les chefs coutumiers Téké, certains points ont été identifiés, notamment l’augmentation de la redevance coutumière. C’est un problème de cause à effet, le fait que le droit coutumier ait été augmenté a automatiquement conduit à la révolte des Yaka. C’est un problème qui devrait être résolu à l’amiable” a-t-il soutenu.
A cette séance d’échange organisée pour trouver des mesures appropriées pour maîtriser les conflits enregistrés dans les provinces constituant le Grand Bandundu, ont également pris part les présidents des assemblées provinciales, les députés provinciaux et nationaux ainsi que les chefs coutumiers et quelques notables de cette partie du territoire national.