Sud-Kivu : Face à l’insécurité entretenue à Minembwe par le groupe armé Twirwaneho, les FARDC organisent des patrouilles de combat
A Minembwe au Sud-Kivu, le groupe rebelle Twirwaneho-Makanika est accusé par l’armée d’être à l’origine de plusieurs cas d’insécurité. Les combattants appartenant à ces groupes vont jusqu’à kidnapper les éléments des forces de l’ordre et les civils dans la région, selon les informations des FARDC.
Le Commandement de la 12ème Brigade de Réaction Rapide basé dans le territoire de Fizi, précisément sur le haut plateau de Minembwe dans la province du Sud-Kivu, a exprimé lundi son profond mécontentement face à l’insécurité entretenue par le groupe armé Twirwaneho-Makanika, qui selon lui, handicape de plus en plus l’autorité de l’Etat congolais.
Dans un communiqué officiel de la Deuxième Brigade de Réaction Rapide, il est porté à l’attention de l’opinion nationale et internationale que depuis une semaine, le groupe armé Twirwaneho-Makanika a pris en otage un policier, ainsi que quelques paisibles citoyens.
Les otages sont actuellement séquestrés dans les hauteurs de la localité de Rutigita qui est située dans la partie sud-ouest du Haut Plateau dans le groupement Basimunyaka Sud, secteur Lulenge dans le territoire de Fizi, selon la même source.
“L’opinion est sans oublier l’événement malheureux de l’attaque par ruse du 30 septembre dernier qui a causé la mort d’un soldat du contingent pakistanais de la Monusco, toujours par le même groupe”, rappelle également l’armée régulière.
Selon l’armée, elle a reçu des informations indiquant que les otages détenus par ces combattants rebelles sont soumis à des traumatismes et à des traitements inhumains, simplement en raison de leur intégrité patriotique, du fait qu’ils refusent de prendre part à des activités belligérantes et qu’ils envoient également leurs enfants étudier en dehors du plateau de Minembwe.
En réponse, le commandement de la 12ème Brigade de Réaction Rapide, ainsi que la MONUSCO, indiquent qu’ils lancent des patrouilles de combat dans la zone afin de confronter les assaillant et mettre fin à la situation. Par ailleurs, l’armée rappelle que puisqu’elle est la seule aux commandes et le monopole de la force lui revient, elle exige la libération immédiate et sans condition des otages “avant l’arrivée de la tempête”.