Kongo-Central : Au moins 202 prisonniers profitent d’une dispute entre deux policiers pour s’évader de la prison centrale de Matadi
Deux cent deux prisonniers se sont évadés vendredi de la prison centrale de Matadi, dans la province du Kongo central, a prévenu le directeur de cette maison carcérale.
202 détenus se sont évadés de la prison centrale de Matadi, a rapporté vendredi le directeur de cette prison, M. Joseph Kalenga. Selon lui, cette évasion assez spectaculaire a été facilitée par une dispute qui a éclaté entre deux policiers en service, dispute qui s’est malheureusement soldée par la mort de l’un des deux policiers, abattu par son collègue.
Au moins 202 des 648 prisonniers hébergés dans cette prison ont par conséquent profité de cette situation malheureuse pour escalader les murs et prendre la poudre d’escampette.
Pour le moment, informe la même source, les éléments de l’ordre ont pu mettre la main sur 24 des fugitifs, et ce, grâce à la collaboration des habitants du camp de la police nationale de Molayi qui abrite la prison centrale.
Il est à noter que sources locales non officielles avancent quant à elles, un nombre d’évadés plus élevé que celui donné par le directeur de cette maison carcérale. D’après celles-ci, la prison serait presque vidée de tous ses occupants ce vendredi soir.
Il s’agit de la deuxième évasion en l’espace d’un mois. Pour rappel, douze détenus de la prison centrale de Matadi s’étaient évadés le jeudi 8 septembre, cette fois-ci c’était à l’issue d’une audience au tribunal de grande instance de Matadi. Les dix détenus avaient pris la fuite alors que leur retour en prison était entrain d’être organisé. Le président du tribunal de grande instance de Matadi, Pi Ronsard Bonyeme, avait indiqué lors de cet incident que cette évasion avait été préparée avec la complicité des policiers affectés à la sécurité du tribunal le jour des audiences. En effet, 12 des 13 prisonniers s’étaient échappés par la porte principale, en présence de quatre policiers armés affectés à la sécurité du tribunal de grande instance de Matadi. Ces derniers n’avaient fait aucun effort pour les arrêter et s’étaient enfuis à leur tour quelques jours plus tard après avoir déposé leurs armes au bureau de la police.