Goma : 65 maisons cambriolées et 4 personnes tuées par balles en l’espace d’un mois à Karisimbi (Conseil Communal)
Le Conseil Communal de la Jeunesse de Karisimbi a dressé un bilan sécuritaire inquiétant en l’espace d’un mois dans cette commune de la ville de Goma, faisant état d’au moins 65 maisons visitées par des bandits et 4 personnes tuées par balles.
Le Conseil dénonce cette situation qu’il qualifie de trop et pointe du doigt certains agents des forces de l’ordre comme étant des complices de l’insécurité. La structure qui exprime son inquiétude, demande le retour urgent de la paix dans la commune de Karisimbi.
En effet, Claude Rugo qui est le président du Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi, dans un communiqué publié jeudi 20 octobre, dénonce la manière dont les inciviques traitent la population sans être inquiétés alors qu’il existe des services de sécurité censés assurer la protection. « Nous sommes étonnés de voir que 65 maisons ont été cambriolées pendant un mois et 4 personnes abattues, cela nous fait trop mal », a déclaré le président des jeunes de Karisimbi.
M. Rugo soutient aussi que les bandits font des descentes dans les maisons, opèrent pendant une heure ou deux, certains arrivent même à s’asseoir pour manger la nourriture qu’ils trouvent dans les maisons sans être inquiétés, et cela pendant que la population crie au secours sans qu’il n’y ait une réponse de la part de ceux qui sont appelés à assurer sa protection. « Tout ceci prouve combien parfois il y a une complicité de certains agents des forces de l’ordre avec ces bandits qui ne cessent d’importuner, de tuer et de voler les biens de la population », a-t-il dit.
Ce représentant des jeunes a, à l’occasion, lancé un appel pathétique aux autorités concernant une probable complicité entre certains agents des forces de l’ordre et ces voleurs kidnappeurs qui ne cessent de mettre la population en difficulté. Pour lui, “les autorités doivent réfléchir au plus vite” pour voir comment s’impliquer dans cette situation afin de voir la Commune de Karisimbi retrouver la paix.
« Nous ne dormons plus, de jour en jour il y a des cambriolages, des fusillades, des assassinats, nous en avons assez, la paix n’est pas une faveur mais un droit pour la population, d’où les autorités doivent tout faire pour trouver une solution durable dans les meilleurs délais », a-t-il poursuivi.
Outre cela, le président du Conseil communal de la jeunesse de Karisimbi indique que cette structure prévoit une action d’envergure si une solution n’est pas trouvée, une manière de montrer aux autorités provinciales et nationales « combien la jeunesse de Karisimbi, une grande commune de la ville de Goma, est en colère ».