À l'occasion de la commémoration du 74ème anniversaire de la déclaration universelle de droits de l'homme, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du territoire de Mambasa en Ituri peint un tableau sombre de la situation sécuritaire dans cette partie de la République Démocratique du Congo.
Durant les derniers six (6) mois, John Vuleveryo, coordonnateur de cette structure citoyenne indique que, septante cinq personnes ont été tuées, des centaines d'autres portées disparues, plus de quatre-vingts six maisons et une vingtaine des véhicules incendiés et soixante cinq vaches emportées sans compter des centaines de maisons, boutiques, magasins et officines pharmaceutiques pillés.
“La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), Mambasa a enregistré un bilan mitigé dans le territoire de Mambasa, faisant cependant allusion à la dernière courbe montante de la criminalité en outrance imposée à la population les six derniers mois par les ADF et leurs supplétifs Maï-Maï d'une part et par certains éléments de l'armée loyaliste d'autre part. Plus de 75 personnes tuées, des centaines d'autres portées disparues, plus de 86 maisons et une vingtaine de véhicules incendiés, et on compte également 65 vaches emportées, sans compter des centaines de maisons, boutiques, magasins et officines pharmaceutiques pillés dans les chefferies des Babila-Bakwanza et Babila-Babombi,” a fait savoir John Vuleveryo.
La même source ajoute que, malgré l'impraticabilité de la RN 4 axe Mambasa- Komanda et Niania, on compte actuellement plus de 56 barrières sur l'ensemble des différentes routes à Mambasa sur lesquelles les populations subissent diverses formes des violations des droits humains à l'occurrence des extorsions et autres formes de traitement cruelles inhumains et dégradants.
Par ailleurs, John Vuleveryo suggère que, la vulgarisation des termes de la déclaration universelle des droits de l'homme, devrait être au quotidien un objet à l'ordre du jour pour son respect scrupuleux tant par les autorités publiques (civiles et militaires) que par les populations civiles.