Les terroristes du M23/RDF viennent d’accepter de se retirer et de céder leurs position de Kibumba aux forces régionales de la East African Community dans le strict respect du communiqué final du mini-sommet de Luanda en Angola.
Cette décision rebelle émane de la réunion avec la EACRF et le mécanisme conjoint de vérification tenue ce Jeudi 22 décembre 2022 à Kimbumba. Cette réunion faisant suite à une série des rencontre entre cette rébellion et la délégation de ces forces régionales.
À en croire un communiqué du M23 rendu public le même vendredi, leur décision est motivée par des fins pacifistes. « Ce geste de bonne volonté fait au nom de la paix, s’inscrit parmi les recommandations issues du Mini Sommet des chefs d’État tenu à Luanda, en Angola le 23 novembre. Nous espérons que le gouvernement congolais saisira cette opportunité avec deux mains et travaillera également pour instaurer la paix dans notre pays », peut-on lire dans ce communiqué.
Le même communiqué précise que la cérémonie de cession officielle de cette partie du territoire de Nyiragongo aux forces de l’EAC se passera sur place à Kibumba ce vendredi 23 décembre 2022 à 11 h, heure locale. Cela plus d’un mois depuis que cette rébellion a effectué des avancées significatives vers la ville de Goma, mais a été bloquée dans cette contrée, dernier verrou sécuritaire pour atteindre la capitale provinciale du Nord-Kivu. Tout cela après la chute d’environ quatre vingt pourcents du territoire de Rutshuru entre leurs mains.
Soulignons que le M23 sera à cet effet à sa toute première étape franchie depuis le communiqué final des assises de Luanda. Depuis sa clôture le 23 novembre dernier, cette rébellion est restée loin de respecter le calendrier prévisionnel issu de ces assises qui leur demandait un retrait obligatoire de toutes les positions qu’ils occupent pour reprendre leur position initiale dans le mont Sabinyo. Mais depuis, ce mouvement a intensifié des attaques contre plusieurs positions des FARDC dans la chefferie de Bwito, en violation du cessez-le-feu décidé à Luanda, des attaques qui sont allées jusqu’aux massacres de plus d’une centaine des civils à Kishishe.
Diddy MASTAKI