Une opinion pense que le Rwanda et l'Ouganda devraient être sanctionnés pour tout ce qu'ils font subir à la RDC en matière d'agression par les groupes armés locaux et étrangers, à l'occurrence le mouvement du 23 mars (M23) appuyé par les deux pays précités.
Le Conseil de Sécurité des Nations unies a voté à l'unanimité le mardi 20 décembre 2022, la levée de procédure de notification sur l'achat d'armes, une exigence qui frappait la République Démocratique du Congo depuis 2008. Cette résolution que le peuple congolais a réclamée depuis très longtemps, est saluée par plus d'un habitant dans la ville de Goma au Nord-Kivu où des manifestations ont été organisées quant à cela.
Mais pour la société Civile Bonne Gouvernance du Nord-Kivu, ce n'est pas suffisant car les pays agresseurs de la RDC sont connus par tout le monde, le vote à lui seul sur la levée de cette mesure ne suffit pas, il fallait une décision courageuse sanctionnant le Rwanda pour tout ce qui se passe sur le sol congolais avec le M23.
« Les massacres de KISHISHE dans la chefferie de Bwito en territoire de Rutshuru commis par les rebelles du M23, devraient énerver la communauté internationale, les Nations unies et toutes les grandes puissances pour qu'elles infligent des sanctions sévères au Rwanda », souligne Étienne Kambale président de la socio Bonne Gouvernance avant de rappeler qu'à part ces massacres de civils, des milliers des familles qui se sont déplacées continuent à souffrir dans des sites à cause des agresseurs.
Étienne KAMBALE dit regretter que la résolution ait renouvelé le mandat de la MONUSCO qui depuis plus de deux décennies elle est présente en RDC sans qu'il y ait le rétablissement de la paix.
Même avis pour Espoir NGALUKIYE membres du mouvement citoyen lutte pour le changement LUCHA-RDC. Cet activiste qui salue en partie la décision du Conseil de Sécurité, pense que l'Ouganda ne devrait pas être oublié des pays qui méritent des sanctions, bien que le gouvernement congolais ne l'ait pas encore dénoncé, mais comme les grandes puissances l'ont déjà fait, cela doit être pris au sérieux et aller aux sanctions les plus méritées.
Cet activiste trouve de honte l'attitude du Rwanda qui accuse la RDC d'avoir fabriqué les massacres de KISHISHE, pourtant une entité occupée par les militaires rwandais sous label du M23. Selon lui, ces terroristes ne comprennent que deux langues, soit le feu (Offensives), soit le Rwanda (son parrain), ce dont les dirigeants doivent prendre en considération.
S'agissant de la levée de procédure de notification sur l'achat d'armes, Espoir NGALUKIYE a mis le gouvernement congolais devant un défi. D'après lui, « Comme le gouvernement congolais avançait toujours le motif comme quoi la mesure de procédure de notification bloquait la possibilité d'équiper nos militaires, je pense que cette fois-ci la version n'aura plus sa raison d'être, ils peuvent maintenant acheter les matériels militaires, équiper nos forces et agir le plus tôt possible pour mettre fin à l'aventure du Rwanda », a-t-il insisté.
En rappel, sur proposition de la France, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a voté à l'unanimité la levée de procédure de notification d'achat d'armes par la RDC et le renouvellement du mandat de sa mission (MONUSCO) en RDC, une résolution saluée par le gouvernement congolais qui la trouve de réparation face à l'injustice qui empêchait la possibilité d'équiper les FARDC en vue de défendre correctement le pays face aux agresseurs.
Emmanuel MWENE, Goma