Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a adopté, mardi 20 décembre 2022, la résolution levant l’exigence de notification d’achat d’armes, en vertu du régime des sanctions 1533 de la République Démocratique du Congo. Cette adoption unanime des membres du Conseil de sécurité de l’ONU intervient après plusieurs années de prolongement.
Invité au dialogue inter-congolais sur la Radio Okapi mercredi 21 décembre dernier, le ministre congolais de l’Industrie et ancien gouverneur de la province du Nord-Kivu Julien Paluku a révélé que cette position prouve la compréhension de la crise dans la région des grands lacs dans tous les salons au niveau international et non un arrangement lucratif entre la RDC et la France.
« Non, moi je ne pense pas qu'un pays se fasse payer par la RDC, encore qu'on en a pas le moyen. Ce que j'ai dit au début, c’est qu’effectivement, la compréhension de la crise dans la région des grands lacs est en train d'atteindre presque tous les salons au niveau international. Et cela est important », réagit Julien Paluku Kahongya.
D’après ce membre de l’exécutif national, l’implication des Nations-Unies et de la France a permis de connaitre le nom du pays qui arme les groupes armés dont la rébellion du M23 à l’Est de la RDC.
« Aujourd'hui que les Nations-Unies ont voté ces deux résolutions, ça nous permet d'apprécier (la même compréhension là, mais on ne doit pas se limiter là),... on sait désormais qui arme les groupes armés à l'Est, c'est notamment le Rwanda de par le rapport des groupes d'experts », déclare le ministre de l’industrie.
Il recommande à l’ONU l’institution du régime de notification au Rwanda pour savoir où est-ce qu'il amène les armes achetées, l’interdiction du Rwanda de participer aux missions de maintien de la paix, « parce qu'on ne peut pas participer aux missions de maintien de la paix dans le monde quand on est à la base de la rupture de cette même paix dans une autre région ».
De secouer la Cour Pénale Internationale pour enquêter sur les crises et les massacres de l'Est. « Parce que tous les criminels qui sont à LA HAYE, Bosco Ntaganda et les autres, le sont pour les crimes qui ont été commis en Ituri ».
Martin Leku