La Synergie de Lutte Antimines et Bombes (SYLAM en sigle) lance un message aux potentiels retournés dans les zones post-conflits dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo de rester vigilants sur les zones minées et contenant des engins explosifs de guerre pour éviter les accidents d'explosion.
Dans un Communiqué Officiel sorti lundi 26 décembre arrivé sur la table de Congorassure.cd, le Coordonnateur national de la Sylam Marrion NGAVHO réagit face à l'appel récemment lancé par la force régionale de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) et les rebelles du M23, demandant aux populations de retourner dans leurs villages qui ont connu des combats.
Faisant suite aux réalités d'après la guerre, la Sylam demande à son tour à toutes les populations de Rutshuru et d'autres endroits où il y a eu des conflits dans le Nyiragongo qui seront tentés de rentrer dans leurs villages, de faire attention, car des engins explosifs de guerre sont toujours restés partout où il y a eu des combats, des mines qui peuvent avoir été piégées, des munitions qui peuvent avoir été lancées sans que leurs dispositifs ne soient explosés comme par exemple les grenades, les roquettes, les mortiers, les obus, les bombes, les missiles, les détonateurs et les munitions improvisées.
Aux personnes qui voudraient rentrer, la Sylam précise n'avoir pas encore fait des enquêtes non techniques, les marquages et les déminages dans les zones qui ont récemment connu des combats, d'où, elle demande qu'avant de pénétrer dans une zone inconnue, de toujours demander aux habitants qui y sont resté, là où il y a le chemin sûr, "de marcher au milieu du chemin et les sentiers que de se divaguer dans les herbes, de prévenir de leurs déplacements, voyager le jour et non à l'aube ou tard le soir, de ne pas laisser les enfants partir seul et les accompagner même dans les petits champs".
Marrion NGAVHO trace une conduite à suivre pour éviter des accidents notamment l'alerte sur la présence "d'un engin qui ressemble à l'explosif, aux objets de guerre et ne pas l'approcher, ni le toucher ou soit y jeter quelque chose, d'y donner des coups de pied ou soit tenter de le brûler, ne pas essayer de le ramasser pour en faire un outil de travail, mais, informer immédiatement les autorités du milieu puis toute la communauté en vue de la faire épargner du risque d'explosion."
Ainsi, la Sylam profite pour demander au gouvernement congolais et à tous les partenaires humanitaires, d'appuyer les activités de sensibilisation au risque de mines, le marquage des zones dangereuses minées, les déminages, car depuis plus de deux, la lutte antimine souffre de non ou soit de sous-financement dans l'Est de la RDC en conflit armé et dont les munitions sont abandonnées ou oubliées, causant toujours des accidents.
Emmanuel MWENE, Goma