Les miliciens de la Coopérative pour le Développement du Congo CODECO ont signé plusieurs attaques simultanées dans la chefferie de Bahama Nord, en territoire de Djugu, dans la province de l'Ituri le dimanche 08 janvier 2023.
La société civile locale rapporte qu’au moins 16 personnes ont été tuées dans plusieurs villages qui ont ciblés par les miliciens de la Codeco en territoire de Djugu.
D'abord, à Bukubwa, les assaillants ont tué 5 personnes et en ont blessé une à la tête. Ils ont également pillé plusieurs biens avant de se rendre à la paroisse catholique de Drodro, où ils ont pillé les produits pharmaceutiques de l'hôpital général de Drodro.
Juste après ces combattants rebelles se sont rendus au centre commercial de Largu, d’après la même source. Là aussi, ils ont créé beaucoup de dégâts, saccageant le centre, pillant les magasins et tuant au passage sept personnes.
Les miliciens ont terminé leur attaque dans les villages de Ngazba et Jissa, où quatre personnes ont été tuées et plusieurs maisons ont été incendiées.
"C'est encore un bilan provisoire parce que nous n'avons pas encore accès au terrain car la Codeco circule encore", a par ailleurs déclaré Charité Banza qui est le Coordonnateur de la société civile de Bahema Nord.
L'occasion pour lui de demander une intervention militaire dans la zone pour mettre fin aux menaces des miliciens de la Codeco sur le terrain.
Alors qu'ils ont signé un acte d'engagement à cesser les hostilités, les miliciens de la Codeco sont cités comme étant à l'origine de plusieurs cas d'attaque dans les territoires de Djugu et Mahagi depuis novembre dernier. Ces miliciens justifient ces attaques comme des représailles aux provocations de la milice d'autodéfense Zaïre Mazembe à Mahagi et de la nouvelle milice appelée MAPI à Djugu.
Le gouverneur militaire de l'Ituri, quant à lui, lors de sa dernière sortie médiatique, s'est longuement exprimé sur la question. Loin d’être très farouche envers les miliciens locaux, il l’a clairement fait comprendre que l'aspect négociation est beaucoup plus prioritaire que les opérations militaires.
Marcus Jean Loika, BUNIA