Explosion d’une bombe artisanale à Kasindi au Nord-Kivu, Julien Paluku souhaite que les services travaillent au démantèlement du réseau terroriste
Une attaque terroriste, dont le bilan provisoire vient de s'alourdir à 12 morts et une cinquantaine de blessés, a été orchestrée dimanche 15 janvier 2023 dans la ville frontalière de Kasindi, au Nord-Kivu, dans l'est du pays par des combattants du groupe terroriste ougandais de l’ADF.
Pour l'heure, il est difficile dans la région de Beni de se remettre de cette tragédie. D'autant plus que parmi les victimes figurent également de jeunes enfants. Depuis le drame, plusieurs réaction des natifs de cette province se succèdent pour condamner l’acte et pour appeler les services habilités à y mettre un terme.
L'ancien gouverneur de la province du Nord-Kivu et actuel ministre de l'Industrie, Julien Paluku, qui a également exprimé dans l'après-midi sa profonde tristesse et ses condoléances aux familles éplorées, a appelé les services de sécurité à tout faire pour éradiquer ce groupe terroriste.
"J'adresse mes condoléances aux familles des victimes de l’attentat de Kasindi qui a coûté la vie à des dizaines de Congolais", a écrit l'ancien chef de l'exécutif provincial du Nord-Kivu. Julien Paluku appelle par conséquent, “les services spécialisés à œuvrer pour le démantèlement de ce réseau terroriste qui selon lui a élu domicile dans l'Est de la RDCongo”.
Pour lui, la République démocratique du Congo se sachant constamment menacée par ces terroristes de l’ADF, des mesures doivent être prises pour éviter que le pays ne connaisse à nouveau ce genre de tragédie prochainement.
Pour rappel, dimanche, la cité frontalière de Kasindi a été secouée par un attentat à la bombe artisanale dans une église chrétienne protestante de la place. Un engin explosif improvisé a tué au moins une douzaine de personnes et en a blessé une cinquantaine. Le drame s'est produit dans la paroisse de la 8ème Communauté des Eglises Pentecôtistes du Congo (CEPAC).
Pour l'heure, l'armée et les services spécialisés ont relevé le niveau général de sécurité et ont appelé la population locale à la vigilance. Une personne de nationalité kenyane soupçonnée d'avoir participé à cette attaque a été arrêtée par les FARDC et est actuellement interrogée afin de savoir comment, où, quand, avec qui et pourquoi ce plan macabre a été fomenté.
CongoRassure