La milice Codeco a mené une nouvelle attaque dans la nuit du jeudi 19 janvier sur le site de déplacés "Plaine Savo". Une attaque qui survient près d’une année après que des dizaines de personnes ont été tuées par les mêmes assaillants sur le même site.
Le site de déplacés « plaine savo » situé à seulement quelques kilomètres du centre commercial de Bule dans le territoire de Djugu en Ituri, dans l’Est du pays a été une nouvelle fois la cible des combattants de la CODECO qui multiplient depuis quelques semaines des attaques aussi violentes les unes que les autres.
CONGORASSURE.CD apprend des sources de la société civile de la région que lors de cette nouvelle attaque 8 personnes ont été tuées, dont 5 enfants. Parallèlement, le chef de la chefferie quant à lui parle de 7 morts, dont 5 enfants et une femme.
Des personnes blessées ont également été signalées et évacuées vers le centre de santé de Bule pour recevoir les soins appropriés, disent les mêmes sources.
Cette situation a créé beaucoup de tension à Bule où les déplacés et la population ont protesté contre la non-intervention de la Monusco dont le camp est situé à quelques kilomètres.
En effet, il y a presqu’une année la force onusienne en RDC avait renforcé sa présence dans le territoire de Djugu, principalement dans la zone autour du camp des personnes déplacées de la Plaine Savo, qui venait d’être le théâtre d’une attaque meurtrière dans la nuit du 1er février dernier. Quelque 90 casques bleus (uruguayens) supplémentaires lourdement équipés avaient été redéployés à la base militaire temporaire de la Mission onusienne à Bayoo, à une dizaine de kilomètres de Djugu-centre.
Les milices de la Codeco ont mené une série d'attaques depuis le début de l'année dans le territoire de Djugu et Mahagi. La société civile parle de plus de 90 morts en l'espace de 10 jours, et a même décrété trois jours de " ville morte " pour compatir avec les victimes.
Pour rappel, en février 2022, le même site avait été pris pour cible par des miliciens de la CODECO. Selon les chiffres officiels, cette attaque a fait plus de 60 morts et plusieurs blessés.
Marcus Jean Loika, Bunia